À quelques semaines du scrutin du 31 mai, la publication des listes de candidats pour les législatives continue de faire des vagues. À Kankan, une voix de la société civile s’élève avec fermeté pour dénoncer des choix jugés décevants et en décalage avec les aspirations populaires.
Sékou Kaïssa Cissé, l’un des rares acteurs de la société civile locale à s’exprimer publiquement depuis l’annonce officielle, n’a pas mâché ses mots. Pour lui, les listes dévoilées suscitent une profonde frustration chez de nombreux citoyens qui espéraient un véritable tournant dans la sélection des candidats.
« À un moment où notre pays a plus que jamais besoin de renouveau, d’intégrité et de compétences avérées, les choix opérés semblent malheureusement s’éloigner de ces exigences fondamentales. Nombreux sont les citoyens qui espéraient voir émerger des profils crédibles, porteurs d’idées novatrices et réellement engagés pour le bien commun. Au lieu de cela, les mêmes logiques habituelles semblent prévaloir, au détriment de l’intérêt général et de la confiance des électeurs », a déclaré l’activiste.
Dans un contexte politique marqué par une attente forte de changement, cette sortie résonne comme un signal d’alarme. Pour Sékou Kaïssa Cissé, au-delà de la critique, il est urgent d’engager une réflexion collective sur les pratiques politiques actuelles.
« Cette situation interpelle et appelle à une prise de conscience collective. La démocratie ne saurait se construire durablement sans une sélection transparente, équitable et fondée sur le mérite », souligne-t-il.
Malgré ce constat sévère, l’activiste refuse de céder au pessimisme. Il appelle à un sursaut, estimant qu’il n’est pas trop tard pour rétablir la confiance entre les citoyens et leurs représentants.
« Il est encore temps de redonner espoir aux citoyens en plaçant l’intérêt du peuple au-dessus de toute autre considération personnelle », a-t-il conclu.
À Kankan, comme dans plusieurs autres circonscriptions du pays, ces critiques pourraient bien alimenter le débat à l’approche d’un scrutin crucial pour l’avenir démocratique du pays.
Michel Yaradouno, depuis Kankan




