KANKAN/FÊTE DE RAMADAN : le grand imam invite les citoyens à prier à domicile

Après un mois de jeûne, de prières et de partage, les fidèles musulmans de Kankan, à l’instar de leurs coreligionnaires du reste du monde, vont célébrer ce weekend, très certainement le dimanche 24 mai, la fête de l’Aïd el-Fitr marquant la fin du mois de Ramadan. Mais cette année, à cause du COVID-19, la fête a lieu dans un contexte de crise sanitaire. Les mosquées étant fermées depuis l’instauration de l’état d’urgence le 26 mars dernier, les prières se font à domicile, même si certains fidèles ont du mal à accomplir convenablement leur devoir religieux.

Il n’y aura donc pas de rassemblement cette année pour la grande prière de l’Aïd el-Fitr. Alors pour comprendre comment s’acquitter de ce devoir religieux sans violer les consignes données par les autorités en charge de la santé, le correspondant du Djely dans la région a rencontré ce vendredi Elhadj Karamo Bangaly Kaba, le premier imam de la grande mosquée de Kankan.

Dans son intervention, le leader religieux a commencé par un rappel de l’importance du mois de Ramadan pour un musulman : « Cette période est très importante dans la vie d’un musulman. Elle exprime notre foi en Dieu et cette occasion nous aide à nous repentir et à revenir vers notre Créateur », a-t-il indiqué.

Conscient de la situation exceptionnelle de cette année, l’imam a invité les fidèles à prier à la maison. « Il faut qu’on continue de prier dans nos domiciles comme l’ont annoncé les autorités. Chaque citoyen doit respecter les mesures sanitaires édictées par les responsables nationaux et il faut que les citoyens croient à l’existence de la pandémie avec ces milliers de morts » à travers le monde, a précisé le dignitaire religieux de Kankan. Et d’ajouter : « On a fait beaucoup de prières dans les mosquées avant. Cette année, chacun peut bien rester chez lui et procéder à la prière. D’ailleurs, croit-il, la plupart de ceux qui demandent d’ouvrir les lieux le jour de la fête sont des fidèles qui ne viennent dans les mosquées que les jours de fête. Sinon, les saintes écritures sont claires en ce qui concerne la voie à suivre pendant les périodes de pandémie ».

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Michel Yaradouno, Kankan pour Ledjely.com