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MACENTA : les jeunes de nouveau dans les rues pour demander la construction des routes

Une semaine après leur première manifestation pacifique pour réclamer des routes « dignes de nom » en marge de laquelle ils ont rencontré les autorités locales, les jeunes étaient de nouveau dans les rues de la ville de Macenta, ce lundi 17 août. Ils exigent du pouvoir d’Alpha Condé la construction de routes dans la préfecture, notamment le bitumage de la voirie urbaine.

Joint au téléphone par Ledjely.com, le porte-parole des jeunes de Macenta ne mâche pas ses mots à l’égard du pouvoir d’Alpha Condé. « C’est la deuxième fois nous descendons dans la rue car, nous sommes oubliés par les autorités. La préfecture de Macenta ne bénéficie d’aucune grâce présidentielle depuis dix ans. Aujourd’hui notre slogan c’est : nous voulu la rout. Avec ce régime, les autres préfectures ont bénéficié au moins plus de 15 kilomètres de bitume mais Macenta n’a rien bénéficié dans tout ça. On ne sait pas si ce sont les cadres de Macenta qui sont auprès du président qui lui font croire que tout va bien à Macenta. Maintenant on ne va plus se laisser manipuler« , promet Antoine Béavogui.

Continuant ses diatribes, il a également déploré la vétusté des certaines infrastructures de la préfecture. « En plus de l’état dégradant des routes, Macenta n’a pas une école digne de nom, le stade préfectoral est devenu un bas-fonds », ajoute Antoine Béavogui.

Parlant de la rencontre avec les autorités locales, le porte-parole a déclaré qu’aucune disposition concrète n’a été prise. « C’est ce qui nous pousse à sortir pour nous faire entendre. Nous ne sommes contre ni maire ni le préfet mais plutôt contre le système en place« , précise-t-il.

Du côté des autorités locales de Macenta, on voit une main noire derrière cette manifestation des jeunes. « Il faut parler à quelqu’un qui connait ses droits et devoirs mais pas celui-là qui est manipulé. On ne peut perdre son temps avec lui, réplique le maire Enénéo Guilavogui. Pour lui, ce qui n’est pas de la prérogative de la commune, on ne peut pas l’obliger à le faire. « Ce qui n’est pas de la prérogative de la mairie, on ne peut pas dire obligatoirement que c’est le maire qui doit le faire. D’ailleurs, est ce qu’ils connaissent le coût d’un kilomètre de bitume ? C’est quelque chose de 13 milliards de francs guinéens et c’est seul l’État qui peut faire cela, pas un maire« , se dédouane le maire de Macenta.

Pour finir, Enénéo Guilavogui rejette d’un revers de la main la déclaration du porte-parole des jeunes de Macenta disant que les écoles et le stade sont dans un état de vétusté poussé. « C’est archi-faux ! Ces infrastructures ne sont pas dans un état vétuste. Et c’est là vous comprendrez qu’ils sont manipulés« .

A préciser que la marche est partie du quartier Mohamed 5, en passant par la maison des jeunes, puis la gare routière de N’Zérékoré, via le quartier Kamadou Koura et le quartier Mohilanidou. Et le point de chute a été le bloc administratif où les manifestants ont lu leur déclaration.

Affaire à suivre

De N’Zérékoré, Niouma Lazare Kamano pour Ledjely.com

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