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Un an après la disparition de Hadja Kadé Diawara, Salim Souaré parle de l’album de l’artiste en préparation

Le 24 avril 2020, Hadja Kadé Diawara, « l’archange de la musique guinéenne », décédait en pleine préparation de son nouvel album. Un an et un mois après son décès, nous avons rencontré Salim Souaré, journaliste culturel et directeur général de Kalac Radio, appartenant au groupe Hadafo Médias. Dans cet entretien qu’il a accordé au Djely, il est revenu sur la préparation de cet album, les actions qui suivront pour mettre à disposition cet album mais aussi ce que deviendront les recettes issues de ce projet. Interview…

Ledjely.com : Il y a un an, l’archange de la musique guinéenne décédait. Aujourd’hui, où en êtes-vous avec son album en préparation ?

Salim Souaré : Un travail colossal a été abattu. C’est vrai, après son décès normalement, il était question de sortir son album. Donc, nous étions déjà très avancé dans les préparatifs. La date était même choisie, le lieu, les artistes invités. L’album aussi était fin prêt avec Ansoumane Camara (Petit Condé). Après le décès de Hadja, nous nous sommes mis en accord avec sa famille, nous avons essayé de faire un single à titre posthume.

Nous avons réuni pas mal de grosses têtes de la musique guinéenne qui ont accepté de travailler sur ce single-là, qui est déjà fait. Nous avons fait un concert virtuel à titre posthume au CCFG (Centre culturel franco-guinéen, ndlr) le vendredi 21 mai. Nous avons appelé sur scène les artistes qui ont participé à l’élaboration de ce single. Nous allons essayer de mettre ce single sur les plateformes digitales payantes.

Hadja Kadé Diawara

Les recettes normalement vont être données à la famille de Hadja Kadé. Il n’y avait pas moins de 30 à 40 personnes au CCFG. L’album en tant que tel est encore là physiquement disponible. Nous sommes entrain de voir après le Coronavirus, s’il faut sortir cet album à titre posthume ou s’il faut le distribuer gratuitement. Nous sommes entrain de travailler par rapport à ce format là avec la famille.

En quoi consistait vraiment le spectacle au CCFG ?

Le spectacle que nous avons tenu au CCFG concernait la sortie du single, vu que nous avons promis au public qu’il y aurait un concert. Aujourd’hui, il y a des plateformes qui vendent des singles et des concerts… Il y aura une plateforme qui va vendre cette œuvre, ce concert, virtuellement. Donc, pour suivre ce concert, vous payez et vous regardez l’intégralité du concert. Nous travaillons par rapport à ce genre de choses.

Nous avons fait un single et nous avons tenu ce concert, nous sommes entrain de faire les montages pour voir comment nous pourrons le revendre à des plateformes qui proposent ces services sur le net. Mais après le Covid-19, normalement, nous allons essayer de voir dans quel état nous allons sortir son album en tant que tel. La famille est derrière nous par rapport à cet album, mais nous avons compris que tout n’est pas argent. Nous avons promis la sortie de l’album pour que nous puissions remettre l’intégralité de l’argent à la dame, mais vu qu’elle n’est plus, quand on fait le concert, à qui revient les recettes de ce concert là ? Est-ce qu’il faut créer une fondation au nom de Hadja Kadé Diawara ? Est ce qu’il faut donner ça à des orphelinats ? Donc, nous travaillons pour essayer de voir dans quelles mesures il faut faire ça avec la famille.

Êtes-vous accompagné sur ce projet de reconnaissance à titre posthume ?

A part Hadafo Médias, il n’y a pas d’institutions ni d’ONG qui nous accompagnent. C’est seulement le CCFG qui nous a donné l’espace pour tenir le concert virtuel. Il y a aussi des artiste musiciens – l’arrangeur Ahmed Fofana et d’autres – qui nous ont aidés, accompagnés par rapport à l’élaboration de ce single qui va sortir bientôt.

Est-ce que Petit Condé, aujourd’hui décédé aussi, aura quelque chose après la sortie de l’album à travers sa famille ?

Le partenariat entre Hadafo Médias et le groupe Standard de Petit Condé était de nous aider à concevoir l’album. Nous, à notre tour, quand le groupe Standard allait sortir un album ou un artiste, nous allions communiquer sur l’artiste. Le partenariat, il est encore là vu que le groupe Standard est encore là, c’est Petit Condé qui n’est pas là. Donc, quand le groupe Standard aura besoin des services du groupe Hadafo Médias pour la communication, nous serons là pour faire des choses ensemble.

Quel est le nom de l’album et il comporte combien de titres ?

Le nom de l’album n’a pas été choisi. Ça a été l’objet d’un échange entre la famille et nous au CCFG. Donc, ensemble, nous allons essayer de voir quel nom lui donner. Il y en a qui parlent de « Reconnaissance », d’autres « Hommage à Kadé Diawara ». Donc il y a eu des noms mais rien n’est encore officiel. Je pense que d’ici là, un nom sera donné pour baptiser cet album. Il y a eu 14 titres mais ce sont 10 qui ont été retenus par Petit Condé par rapport à cet album.

Propos recueillis par Elisabeth Zézé Guilavogui

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