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MIGRATION : les violations des droits des migrants mis en exergue dans une thèse du juriste Aboubacar Sidiki Sanoh

Alors que les pertes en vie humaine deviennent de plus en plus nombreuses dans leurs rangs, les migrants clandestins sont aussi victimes d’extrêmes violations des droits humains. Un fait souvent passé sous silence, déplore Aboubacar Sidiki Sanoh, juriste de formation et auteur d’une thèse sur « le phénomène de la migration irrégulière : un handicap dans la protection des droits humains ».

Le Pacte international relatif au droit des travailleurs migrants et aux membres de leurs familles en son article 5B indique que sont en situation irrégulière des personnes qui sont dépourvues des documents légaux, etc. A la recherche du bien-être, les migrants irréguliers généralement dans certains Etats, notamment de transit, sont victimes de violations de leurs droits. Ces situations dont peu de personne ne parle ont alerté Aboubacar Sidiki Sanoh qui y a consacré un document intitulé “le phénomène de la migration irrégulière : un handicap dans la protection des droits humains ».

De façon générale, les migrants ont des droits élémentaires, comme celui à la vie, à la protection contre la torture, les traitements cruels, inhumains ou dégradants… La situation est encore plus pointue quand il s’agit de migrants irréguliers. « Ils ont le droit à la vie, le droit à la protection de l’intégrité physique, le droit au bonheur. Ce sont des droits qui sont élémentaires, reconnus à tout le monde », rappelle le juriste.

Dans certains pays, des migrants voient leurs droits violés. Parfois, l’ambassade est informée mais ne fait rien pour aider les migrants en difficultés. Selon Aboubacar Sidiki Sanoh, le migrant de retour dans son pays ne peut pourtant pas intenter une action contre son Etat parce que l’Etat n’était pas informé de son déplacement. « Il y a une procédure normale. Lorsqu’il y a la violation par rapport à cette procédure normale, on peut intenter une procédure contre l’Etat mais à partir du moment où ce dernier n’est pas informé, on ne peut plus ».

Selon lui, le problème majeur de la migration réside dans le pays d’origine du migrant où une faiblesse de l’Etat l’a poussé à aller voir ailleurs. « Le rôle de l’Etat au lieu d’abord de penser à ce que l’individu là intente une action, c’est de protéger d’abord cet individu parce que l’Etat doit assurer la protection de tout individu, de tous les citoyens, que ce soit dans son pays où ailleurs. C’est pourquoi il y a des représentations partout quand on parle de consulat, d’ambassades », a-t-il précisé.

Aux jeunes qui migrent irrégulièrement, Aboubacar Sidiki Sanoh conseille d’arrêter cette pratique. Car en travaillant dur sur place, on peut créer son bonheur ici et éviter d’être victimes de violations des droits de l’homme et même de mort.

Elisabeth Zézé Guilavogui

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