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« Priver quelqu’un de sa liberté, c’est quelque chose de très grave », dixit Stephen Koutsis

Sur la question de la détention prolongée des opposants guinéens, les Etats-Unis et la Guinée ne sont pas sur la même longueur d’onde. C’est le moins qu’on puisse dire. Via de nombreux rapports et communiqués précédemment rendus publics, la première puissance du monde a déjà émis des critiques quant au sort réservé aux opposants en Guinée, en particulier depuis la dernière élection présidentielle. Mais de plus en plus, les Etats-Unis vont au-delà de ces communiqués. Ainsi, ces derniers jours, dans des sorties médiatiques parfaitement assumées, le chargé des Affaires de l’ambassade américaine à Conakry a réitéré les réserves de son pays au sujet des détenus politiques. C’était notamment le cas ce lundi 9 août chez nos confrères de Djoma médias. Invité de l’émission ‘’On Air Politique’’, Stephen Koutsis a flétri le fait que le gouvernement guinéen prive certains citoyens de leur liberté pour des raisons qui ne pas « très claires ». Or, martèle-t-il : « le fait de priver quelque de sa liberté est quelque chose de très grave ».

« Pour le gouvernement américain, le droit le plus fondamental, c’est le droit de liberté d’une personne », a tout d’abord tenu à préciser Stephen Koutsis. Et si jamais, il s’avérait nécessaire de priver un citoyen de sa liberté, cela ne devrait, à en croire le diplomate américain, sur des bases fantaisistes. « Quand un Etat prive quelqu’un de sa liberté, il doit avoir une très bonne raison. Il ne faut pas le faire capricieusement, surtout pour une raison politique. Je crois que c’est au gouvernement d’expliquer à travers les cours, les ministères pourquoi quelqu’un peut être une menace jusqu’à lui priver de sa liberté ». Et ce principe-là est universel, tient-il à relever. « On fait les mêmes critiques en Côte d’Ivoire, au Bénin, en Bolivie, en Equateur, en Russie, en Chine, etc. », dit note-t-il.

« Cette idée de priver quelqu’un de sa liberté sans bonne raison, c’est contre le principe de base (des droits de l’homme et de la démocratie) », insiste encore Stephen Koutsis. « Donc, si on critique, c’est pour chercher à savoir pourquoi il y a autant de personnes en détention pour des raisons qui ne sont pas claires. Pour moi, s’il faut priver quelqu’un sa liberté, ce qu’il doit y avoir une bonne raison et cette raison est discutée dans la cour, devant des juges et ouvert au public », explique-t-il enfin.

Aliou Nasterlin

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