Plus d’un mois après la réduction des prix des produits pétroliers à la pompe, aucun changement n’est enregistré sur les prix des denrées de première nécessité à Kankan. C’est le constat fait ce samedi par le correspondant régional du djely.com.
Nombreux sont ceux qui s’attendaient à une légère baisse des prix des denrées de première nécessité après la réduction du prix du carburant mais cela tarde encore à venir. Les principaux produits gardent les mêmes tarifs. Au marché Sogbè, vendeurs et clients discutent presque tout le temps autour de ces prix. Oumar Cissé, vendeur de fournitures scolaires avance les raisons qui pourraient expliquer cet état de fait : « Certes le carburant a diminué mais nous apprenons que le prix a augmenté depuis la Chine. De la production en passant par le transport jusqu’au dédouanement, tout est cher et nous ne pouvons pas vendre sans avoir un bénéfice à la fin ». Un avis partagé par Ibrahim Diaby qui vend des matériels de couture : « là où nous achetons, ils n’ont rien diminué. Le transport interurbain reste presque le même. Si les autorités ne s’impliquent pas entre commerçants et syndicalistes, rien ne changera ».
Autrefois vendu entre trente-cinq et trente-huit mille francs guinéens, le casier d’œufs est actuellement négocié entre quarante-cinq et quarante-huit mille au marché Sogbè. Conséquences, l’unité est vendue à deux mille francs guinéens dans la commune urbaine de Kankan.
Le sac de riz est aussi négocié entre 340.000 et 350.000, le sac de charbon entre 40.000 et 50.000, les bidons d’huiles connaissent aussi une augmentation, comme pour dire que le président du groupe organisé des hommes d’affaires ( GOHA) qui avait demandé aux commerçants de diminuer les prix pour accompagner les nouvelles autorités est loin d’être entendu dans la capitale de la savane guinéenne.
Michel Yaradouno Kankan pour ledjely.com