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Les menaces de sanctions de la Cedeao n’engagent pas le gouvernement guinéen (porte-parole)

A l’issue d’un sommet à huis clos que la CEDEAO a consacré vendredi dernier aux trois pays en transition dans son espace, à savoir la Guinée, le Mali et le Burkina Faso, l’institution sous-régionale a fixé un ultimatum d’un mois (jusqu’au 25 avril prochain) à la junte au pouvoir à Conakry pour l’élaboration et la publication d’un chronogramme devant permettre le retour à l’ordre constitutionnel. Une injonction, qui à défaut, risque de faire subir à la Guinée des sanctions, à l’image de celles infligées au Mali.

Invité ce lundi 28 mars 2022 dans l’émission « Mirador » sur FIM FM, le porte-parole du gouvernement a réagi à cet ultimatum. Rejetant cette « injonction » de la CEDEAO par le fait que l’État guinéen n’a pas été associée lors de sa discussion, Ousmane Gaoual Diallo a estimé que l’institution sous-régionale devrait, à son tour, faire beaucoup attention car selon lui, les peuples ouest-africains s’interrogent désormais beaucoup sur sa véritable mission. « Est-ce qu’elle a renforcé les institutions démocratiques de notre sous-région ? Est-ce qu’elle a favorisé l’ancrage démocratique ? Est-ce qu’elle est venue au secours des pays ? On a vu des pays très importants qui sont le Nigeria, le Burkina Faso et le Mali qui sont en claire désintégration. Des pays qui ont des véritables problèmes. Est-ce que leurs stabilités n’intéressent pas la CEDEAO ? Est-ce que les souffrances qu’ils peuvent infliger aux pays sont leurs missions ? », a interrogé celui qui est par ailleurs le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat.

Concernant la position de l’État guinéen face à cet ultimatum donné, M. Gaoual précise : « La Guinée n’évolue pas sous le dictat de qui que ce soit. Même de la CEDEAO. Depuis 1958, notre pays traverse des périodes extrêmement difficiles. Où était la CEDEAO ? Notre pays a un contexte et une situation qui méritent d’être connus, respectés et suivis pour l’accompagner. Nous avons besoin de la CEDEAO mais c’est pour nous accompagner ». Pour lui donc, « cette injonction n’engage pas [le gouvernement guinéen] ».

Aliou Nasterlin

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