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Le ministère de la Promotion féminine et ENABEL font front commun contre les VBG

Le ministère de la Promotion féminine, de l’Enfance et des Personnes vulnérables et l’Agence belge de développement (ENABEL) s’unissent contre les violences basées sur le genre (VBG). Les locaux du département ont ainsi abrité ce mardi 19 juillet la cérémonie de signature de la convention liant les deux parties.

La convention porte spécifiquement sur la mise en place d’un centre d’accueil unique visant à réinsérer les femmes et filles victimes de viol et de violences.

Selon Aïcha Nanette Conté, ministre de la Promotion féminine, de l’Enfance et des Personnes vulnérables, la signature qui a été formalisée ce mardi est l’aboutissement d’un processus qui commencé en février dernier. Et elle fonde beaucoup d’espoir dans la synergie qui se met ainsi en place. D’autant que la convention peut s’appuyer sur beaucoup d’autres acquis engrangés par les nouvelles autorités. « Il y a un bon nombre d’actions qui ont suivi et ceci va permettre de pouvoir aujourd’hui, à travers les centres d’apprentissage et d’entrepreneuriat féminin qui sont installés partout en Guinée, d’avoir un centre d’écoute pour les femmes victimes du viol et de violences où un nombre de services sera relevé pour que les familles et les enfants se renseignent comment les choses sont en train d’être faites », a expliqué la ministre.  Elle annonce dans la foulée d’autres actions de sensibilisation et de renforcement de capacités dans le cadre de la réinsertion sociale et professionnelle des femmes et filles victimes de viol et violences.

Quant à la représentante d’Enabel Guinée, elle a commencé par noter les défis qu’il convient encore de relever en matière de lutte contre les VBG en Guinée, en dépit de la volonté politique des autorités. Le peu de progrès enregistré jusqu’ici, résulte, selon elle, en grande partie de la marginalisation des victimes « qui sont souvent exclues de la société au lieu d’être appuyées et aidées ». C’est pour cette raison, estime Krista Verstraelen, que la Belgique, à travers Enabel a décidé d’accentuer ses efforts sur les problématiques liées aux violences basées sur le genre en Guinée et dans plusieurs pays de l’Afrique occidentale. « C’est un centre qui n’existait pas en Guinée mais qui peut s’adapter aux réalités guinéennes. Au lieu que les victimes aillent porter plainte au niveau du commissariat, prendre un avocat ou aller voir un psychologue, le centre que nous mettons en place aura pour but d’inverser ce chemin, en concentrant tous les appuis au niveau d’un centre d’accueil unique ou tous les services peuvent être présents », a fait savoir celle qui la responsable de l’agence belge en Guinée.

Aliou Nasta

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