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DIALOGUE POLITIQUE :  »Bernard Goumou n’est pas un interlocuteur direct », estime Cellou Baldé

En vue de la relance annoncée du dialogue politique, le président de la Transition a confié au premier ministre de prendre attache avec l’ensemble des acteurs sociopolitiques pouvant être intéressés. Mais au sujet de ce dialogue, des nuances apparaissent notamment sur sa conception et la façon de le structurer. Ainsi, pour Cellou Baldé, coordinateur des fédérations de l’UFDG, le nouveau premier ministre ne peut pas être un interlocuteur direct des forces vives de la Nation.  

Intervenant dans l’émission ‘’Mirador’’ de FIM FM, le responsable de l’UFDG estime que le dialogue dont parle le chef du gouvernement peut bien se tenir. Il récuse néanmoins l’idée de la « relance » du dialogue. Il trouve en effet que le dialogue est déjà en marche, depuis la désignation d’un médiateur de la CEDEAO. Un médiateur, précise-t-il, « accepté par le CNRD et qui a fait une première mission ». Et c’est ce médiateur que Cellou Baldé conçoit comme interlocuteur direct. « Pour nous autres acteurs politiques, le premier ministre n’est pas notre interlocuteur dans le cadre de dialogue », insiste-t-il.

Tout au plus, à ses yeux, Bernard Goumou peut être un « acteur du CNRD qui peut se mettre dans le dispositif pour faciliter le travail du médiateur de la CEDEAO ».

La distinction entre cadre de concertation et cadre de dialogue risque bien de revenir dans l’optique du prochain round annoncé. En tout cas, l’ancien député rappelle qu’à la différence d’un cadre de concertation où il y a forcément un chef d’orchestre, le cadre de dialogue n’en a pas besoin. En tout cas, ce que ce proche de Cellou Dalein Diallo revendique, c’est un cadre où les autorités de la transition, les forces vives représentatives et les partenaires techniques et financiers en tant qu’observateur pourront se retrouver pour «discuter d’égal à égal afin que nous aboutissions à des accords et conclusions qui seront signés et mis en œuvre sous l’égide du médiateur et la volonté politique du CNRD ».

Aliou Nasta

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