Coup de théâtre dans l’affaire des vidéos jugées « insolites » à Kamsar. Après la vague d’indignation et les multiples plaidoyers en faveur des élèves exclues, la Direction préfectorale de l’Éducation nationale de Boké a finalement revu sa position.
Dans une décision rectificative datée du 16 février 2026, la Direction Préfectorale de l’Éducation de Boké, en concertation avec l’Inspection Régionale de l’Éducation de Boké, a annoncé la reprise des cours pour les cinq jeunes filles précédemment sanctionnées.
Cette volte-face intervient après :
- la plaidoirie des parents des élèves concernées ;
- l’intervention de la coordination de l’APEAE ;
- l’implication des sages et imams ;
- ainsi que les engagements écrits pris par les deux établissements scolaires concernés.
Face à ces démarches conciliatrices, l’autorité éducative a décidé d’opter pour une mesure disciplinaire plus pédagogique que punitive.
Selon la nouvelle décision :
- Les élèves sont autorisées à reprendre les cours, sous réserve d’engagements écrits et signés individuellement par leurs parents ;
- Elles devront également effectuer une corvée de nettoyage de l’école pendant un mois.
Une sanction qui se veut corrective, tout en permettant aux concernées de poursuivre leur scolarité sans compromettre leur année académique.
Les élèves sont issues du Lycée N’Dama et du Lycée Mohamed VI de Kamsar, deux établissements au cœur de cette polémique largement relayée sur les réseaux sociaux.
Cette décision marque un tournant dans un dossier qui avait suscité incompréhension et débats au sein de l’opinion locale. Entre exigence de discipline et droit à l’éducation, les autorités semblent avoir choisi la voie de l’équilibre. Reste désormais à voir si cette approche pédagogique suffira à calmer les tensions et à rappeler les règles de conduite au sein des établissements scolaires.
N’Famoussa Siby


