Face aux interrogations suscitées par la mort de l’ex-commandant Aboubacar Sidiki Diakité, alias « Toumba », le gouvernement tente de calmer les esprits. Le porte-parole, Ousmane Gaoual Diallo, appelle à la retenue et met en avant la transparence dans la gestion du dossier.
Interrogé sur le décès d’Aboubacar Toumba Diakité, qui continue de susciter des polémiques, le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement s’est exprimé en marge d’une conférence de presse tenue ce vendredi 27 mars. Il a expliqué que la restitution du corps à la famille s’inscrit dans une logique de transparence.
Selon lui, cette décision permet aux proches du défunt de recourir, s’ils le souhaitent, à une expertise indépendante, voire d’engager des poursuites judiciaires en cas d’anomalie constatée.
« Il faut éviter les polémiques dans ces cas-là, d’abord par respect pour les familles. Le gouvernement mise sur la transparence. Lorsque la famille reçoit la dépouille, elle a la possibilité de solliciter une expertise propre et, le cas échéant, d’engager des poursuites. C’est pour cela que les corps sont restitués », a-t-il soutenu.
Le ministre a également souligné le caractère exceptionnel de cette démarche dans le cas de Toumba Diakité.
« En temps normal, lorsqu’un militaire en activité décède, l’armée ne rend pas le corps à la famille, à moins qu’il soit radié. Mais ici, le rendre est une manière de rassurer les proches. De toute façon, les parents proches ne semblent pas émettre de doutes sur les circonstances du décès. Nous sommes tous mortels, après tout », a-t-il précisé.
Toutefois, il appelle à la retenue dans le traitement de telles situations.
« Il ne faut pas que chaque mort, quelles que soient les conditions, suscite systématiquement la suspicion. Il est légitime que les gens s’interrogent, mais l’interrogation doit s’effacer devant les faits. Ces faits sont vérifiables car tout est transparent. La presse peut également investiguer pour éclairer l’opinion », a-t-il conclu.
Aminata Camara




