Face à la montée en puissance des réseaux internet informels, l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT) dit constater, « avec préoccupation, la prolifération de l’installation de “Wi-Fi zone” et la revente de services internet sans autorisation préalable » sur toute l’étendue du territoire.
Pour certains, l’exploitation de « Wi-Fi zone » constitue même un moyen de survie, leur permettant de subvenir aux besoins quotidiens.
À travers la vente de tickets de connexion, généralement proposés à 5 000 GNF pour 24 heures et pouvant atteindre 30 000 GNF pour une semaine, ces derniers parviennent à générer des revenus modestes mais essentiels aux besoins de leurs familles.
Dans son communiqué, l’institution rappelle que le secteur est strictement encadré. « L’installation, l’exploitation ou la revente de tout service et équipement de télécommunications, fixe ou mobile, sont strictement encadrées par la réglementation en vigueur », notamment la loi L/2015/018 relative aux télécommunications en République de Guinée.
L’ARPT insiste : « toute activité dans ce domaine est soumise à l’obtention préalable d’une autorisation délivrée par le régulateur ».
En conséquence, elle interpelle directement les acteurs concernés, rappelant que « la fourniture de services internet est exclusivement réservée aux opérateurs mobiles et aux Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) ».
En conséquence, l’institution met en demeure toute personne physique ou morale exerçant clandestinement ces activités de cesser immédiatement, sous peine de sanctions, « à cesser immédiatement et sans délai ».
Au-delà de l’illégalité, l’ARPT met en garde contre les risques encourus par les consommateurs. Elle appelle ainsi « à la vigilance […] quant à l’utilisation des services de “Wi-Fi zone” non autorisés », soulignant qu’ils « comportent des risques importants, notamment en matière de sécurité des données personnelles ».
Le régulateur alerte également sur les conséquences techniques, précisant que « ces installations illégales peuvent engendrer des interférences susceptibles de dégrader la qualité des services et de perturber les communications ».
Par ailleurs, l’ARPT se montre ferme et annonce qu’elle « se réserve le droit d’appliquer des sanctions pour tout manquement ou irrégularité constaté », à compter de la publication du communiqué.
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