À quelques encablures de l’ouverture officielle de la campagne électorale, le ton monte du côté de la Haute Autorité de la Communication. Dans un communiqué daté du 7 avril 2026, l’institution de régulation des médias en Guinée rappelle fermement les règles du jeu et prévient : aucune entorse ne sera tolérée.
Selon HAC, la campagne électorale n’est pas encore ouverte, et toute forme de propagande est strictement interdite jusqu’à nouvel ordre. Une mise au point qui vise autant les acteurs politiques que les professionnels des médias, dans un contexte où les tensions préélectorales commencent à se faire sentir.
Dans ce rappel à l’ordre, la HAC énumère une série d’interdictions sans ambiguïté. Il est notamment proscrit de diffuser des contenus valorisant un candidat ou un parti, de publier des articles commandités pour influencer l’opinion, ou encore d’accorder un traitement médiatique privilégié sous couvert d’information. Même les propagandes déguisées sont dans le viseur du régulateur.
Derrière ces restrictions, un objectif affiché : garantir l’équité, la neutralité et l’impartialité dans le traitement de l’information politique. Une exigence que la HAC considère comme non négociable pour préserver la crédibilité du processus électoral.
Mais l’institution ne se limite pas à des recommandations. Elle brandit également la menace de sanctions contre tout contrevenant. Une manière de rappeler que le respect des règles électorales n’est pas facultatif, mais bien une obligation légale.
Dans un climat politique souvent marqué par la méfiance et les suspicions, la HAC en appelle enfin à la responsabilité collective. Elle invite chaque acteur à contribuer à un processus électoral « apaisé, transparent et équitable ».
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