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Revendications sociales : des travailleurs du Parlement haussent le ton

La section syndicale des travailleurs de l’administration parlementaire (USTG-CSI) a battu le pavé, ce mercredi 22 avril 2026, dans l’enceinte du Palais du Peuple, pour dénoncer le non-respect des engagements pris par les autorités, notamment en ce qui concerne la Caisse nationale de sécurité sociale.

Devant les médias, le syndicat a dénoncé une « violation flagrante » de l’accord tripartite signé le 6 janvier 2026. Il accuse les autorités d’un manque total de volonté pour résoudre les difficultés auxquelles font face les travailleurs.

Le camarade Aboubacar Kaba, premier secrétaire chargé de la syndicalisation au sein de l’USTG (Union syndicale des travailleurs de Guinée), est revenu sur la genèse du problème.

« Il y a quelque temps, nous avons reçu une plateforme revendicative de la section syndicale du Parlement, divisée en plusieurs points. Nous avons entrepris de nombreuses démarches pour que ces points trouvent une solution. Mais, pour ne pas rentrer trop dans les détails, l’administration parlementaire a finalement pris ses responsabilités et a voulu passer à la vitesse supérieure. Cependant, étant une centrale responsable et participative, nous avons jugé nécessaire de contenir le mouvement et de gérer la situation avec l’État et les conseillers parlementaires. C’est pourquoi nous sommes là ce matin. Il s’agit du statut particulier de l’administration parlementaire. Le point central, c’était cela », a-t-il expliqué.

Selon lui, depuis hier (Mardi), un début de décryptage a été amorcé après la signature du statut particulier, mais cela reste insuffisant à leurs yeux.

« Mais ce n’était pas le seul point inscrit à l’ordre du jour de la plateforme revendicative. Il y a d’autres points, comme la confusion qui existe entre leurs versements à la Caisse nationale de sécurité sociale et à la Caisse nationale de prévoyance sociale. Ils relèvent des fonctionnaires de la République. Ils sont payés par FUGAS et doivent être gérés par la Caisse nationale de prévoyance sociale. Tous ces éléments n’étaient pas définis au Parlement. Il fallait une section syndicale pour déceler toutes ces erreurs, et c’est ce que nous sommes en train de corriger. Je vous rappelle que c’est la première fois dans l’histoire de la Guinée qu’une section syndicale au Parlement obtient de vrais résultats. Donc, nous ne sommes pas là pour semer la discorde, nous ne sommes pas là pour distraire les gens. Nous sommes là pour le sérieux, nous sommes là pour régler un problème de dimension nationale qui pourrait provoquer des troubles dans le pays, et c’est ce que l’USTG cherche à éviter », a-t-il poursuivi.

Ces travailleurs ne comptent pas baisser les bras tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites.

« Ça continue. Nous ne reprenons pas le travail, nous poursuivons. Une commission est déjà en place pour continuer à négocier sur les autres points restants. Le statut a été signé. Ce n’était pas le seul point, je vous l’ai dit. D’autres points seront examinés et traités à la satisfaction des travailleurs. Une commission a été mise en place hier à cet effet. Elle doit continuer à travailler ce matin. Et nous sommes venus informer les travailleurs d’arrêter tout mouvement, de mettre fin à toute action, car nous sommes en train de trouver une solution positive à la situation qui prévaut dans la cité. Cela sera réglé », a-t-il souligné.

De son côté, Ismaël Gassime Kalissa, secrétaire général du bloc syndical de l’administration parlementaire, est revenu sur le dossier concernant FUGAS.

« Le dossier FUGAS concerne les primes de cession des travailleurs parlementaires. Les autorités du CNT disent que ce dossier est antérieur à leur gouvernance, et nous en convenons. Cependant, cela fait déjà une année qu’une commission a été mise en place, mais les rapports n’ont toujours pas été obtenus. Dès lors qu’ils se désengagent de ce dossier, nous reviendrons au bureau syndical pour prendre les mesures appropriées afin d’obtenir satisfaction, car ce sont des droits dus. Pour rien au monde, nous ne resterons inactifs. Nous prendrons les dispositions nécessaires pour que ce dossier soit enfin élucidé », a-t-il martelé.

Balla Yombouno

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