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Evaluation des partis Politiques : des acteurs politiques divisés autour de la mesure

Le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a récemment annoncé dans un communiqué des opérations d’évaluation des partis politiques prévues entre le 13 et le 17 juin 2024. Conséquemment, les formations politiques légalement constituées sont invitées à se rapprocher de la direction nationale des affaires politiques et de l’administration électorale pour le retrait des outils physiques d’évaluation. Depuis, la mesure suscite beaucoup de commentaires au sein de l’opinion publique et des états-majors politiques. Mais il ressort du débat que tous les acteurs n’embouchent pas la même trompette.

Ce n’est pas l’unanimité autour de l’évaluation en perspective des partis politiques. Pour le leader du parti RRD notamment, c’est une démarche plutôt normale et compréhensible, vu qu’elle devrait permettre de nettoyer l’espace politique en éliminant ceux qui ne représentent pas grand-chose. Toutefois, Abdoulaye Kourouma met en garde contre le risque que l’opération serve de prétexte à des règlements de comptes. « Prendre la parole, c’est celui qui a le souci de l’Etat mais pas quelqu’un qui cherche de quoi manger et que son parti ne se limite qu’à lui et dans son sac. Parce que l’agrément se trouve dans le sac et lui il porte la parole de son agrément. C’est terminé. Je m’inscris dans cette la dynamique d’assainir vraiment le cadre politique mais sans règlement de compte, sans haine tout en respectant la loi », indique-t-il.

Par ailleurs, à l’issue de cette opération, il voudrait que l’Etat, pour sa part, s’acquitte de son devoir en mettant à disposition la subvention que la loi reconnait aux formations politiques. « La loi dit qu’annuellement nous devons être subventionnés comme les médias. Mais le MATD ne l’a jamais fait. C’est normal et c’est légal. C’est un droit. Donc, quand on se soumet à cette évaluation, eux aussi (le MATD), ils doivent être en mesure de respecter ces lois », souligne le leader du parti RRD.

L’évaluation ainsi annoncée fait suite à une première que le précédent ministre de l’Administration du territoire, Mory Condé, avait lui-même initiée. Même cette première initiative n’avait pas couvert toutes les formations politiques. Indépendamment de ces dimensions, Dr. Edouard Zoutoumou Poghomou le président du parti UDRP ne croit pas en la sincérité de la démarche des autorités. « C’est une façon de faire qui cache d’autres intentions. Je n’appelle pas ça évaluation, parce qu’on évalue des gens qu’on envoie à l’école pour faire un certain travail. Les partis politiques ne sont pas des élèves qu’on envoie à l’école. Ce sont des gens qui sont en train de conquérir le pouvoir par la voie des urnes », indique-t-il.

Et si ses soupçons selon lesquels l’objectif serait d’en profiter pour éliminer quelques formations politiques que les autorités trouvent gênantes, « les politiciens ne manqueront pas d’engager des poursuites judiciaires contre l’Etat au niveau de la cour suprême », prévient Dr. Zoutoumou.

Aliou Nasta

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