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Kankan : la Mamaya, bien plus qu’une danse traditionnelle

À Kankan, la Mamaya ne se limite pas à une simple célébration festive. Véritable levier de développement local, cette danse emblématique devient, chaque année, un catalyseur d’actions concrètes au service de la communauté. Depuis trois ans, le Sèrè Dandiaya N°4, chargé de l’organisation de la grande Mamaya, multiplie les initiatives pour améliorer les conditions de vie des habitants.

À l’occasion de l’édition 2025, plusieurs responsables du Sèrè ont accepté de se confier sur les retombées sociales de cet événement culturel majeur.

« Nous avons inscrit plusieurs projets dans notre plan d’action opérationnel, et les résultats commencent à se faire sentir », a expliqué Moussa Cissé, membre influent du Sèrè. « Nous avons clôturé le cimetière de Madina pour un montant d’un milliard de francs guinéens. Dix feux tricolores ont été installés aux principaux ronds-points de la ville. Vingt forages ont également été réalisés dans des quartiers dépourvus d’eau potable », a-t-il poursuivi.

Ce couturier de profession appelle également les autorités à s’impliquer davantage. « Notre génération est composée de jeunes diplômés et de professionnels. Il est temps que le chef de l’État se penche sérieusement sur l’employabilité des jeunes de Kankan », a-t-il invité

La Mamaya ne bénéficie pas qu’à la ville de Kankan. Selon Passy Kouyaté, autre responsable du Sèrè Dandiaya N°4 et griot de renom, l’événement a des répercussions positives sur toute la région. « La Mamaya est plus qu’une danse. Grâce aux contributions des participants, nous avons réalisé des actions à Kouroussa, Siguiri, Mandiana, Dabola et Kérouané. Forages, écoles coraniques, et bientôt un centre de formation et d’insertion pour les femmes verront le jour à Kankan », a-t-il soutenu.

La fête de la Tabaski, qui coïncide souvent avec la Mamaya, engendre aussi un boom économique dans le secteur hôtelier. À l’hôtel Évêché, situé au quartier Korialen, toutes les 19 chambres étaient réservées dès la veille de l’événement.

« Nous refusons du monde chaque jour. Ce genre de période est une bénédiction pour nous. Cela va nous permettre de rénover les lieux et améliorer nos services », a témoigné un employé de l’établissement.

Michel Yaradouno, depuis Kankan

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