Après plusieurs jours de crispation entre Conakry et Freetown, la diplomatie a finalement pris le dessus. Seize agents de sécurité sierra-léonais, arrêtés dans une zone frontalière contestée, ont été libérés à l’issue de négociations intenses menées dans la capitale guinéenne, a annoncé le gouvernement Sierra-léonais.
Le gouvernement de la Sierra Leone à travers son ministère de l’information et de l’éducation civique a confirmé ce vendredi la libération de 16 membres de son personnel de sécurité, détenus par les forces guinéennes depuis le 22 février 2026.
À l’origine de la crise : une opération menée par des agents de la République de la Sierra Leone (RSLAF) et de l’Office National de Sécurité (OSD) dans la région frontalière du district de Falaba.
Selon Freetown, l’équipe procédait à la construction d’un poste frontalier « sur le sol souverain sierra-léonais ». Une version contestée par la Guinée, qui a dénoncé une incursion sur son territoire.
La situation, qui menaçait de se transformer en incident diplomatique majeur, aurait connu un tournant après une journée de négociations à forts enjeux à Conakry. La délégation sierra-léonaise était conduite par le ministre des Affaires étrangères, Timothy Musa Kabba.
À l’issue des discussions, les autorités auraient annoncé la remise en liberté des 16 agents, confirmant une désescalade rapide des tensions.
Côté Conakry, aucune communication officielle n’est disponible pour l’instant.
Si la crise semble contenue, elle met en lumière la sensibilité persistante des questions frontalières entre les deux pays voisins. Des sources officielles indiquent que Conakry et Freetown devraient engager des discussions approfondies afin de clarifier les lignes de démarcation et prévenir tout nouvel incident.
Siby


