La capitale guinéenne s’est réveillée sous pression. Depuis 24 heures, les abords des stations-service sont pris d’assaut. De Sonfonia à Lambanyi, en passant par Kipé, Hamdallaye et La Minière, automobilistes et conducteurs de motos patientent durant de longues heures, redoutant une rupture de carburant.
Cette ruée vers les pompes intervient dans un contexte international tendu, marqué par le conflit au Moyen-Orient, qui alimente les spéculations sur un possible impact en Guinée. Sur le terrain, la crainte semble déjà installée.
Face aux inquiétudes grandissantes, la Société Nationale des Pétroles est sortie de son silence à travers un communiqué officiel.
«La Société Nationale des Pétroles (SONAP S.A.) rassure la population face aux inquiétudes légitimes liées aux impacts de la guerre au Moyen-Orient sur notre approvisionnement en produits pétroliers. Les stocks de carburant actuellement disponibles dans nos dépôts, ainsi que les cargaisons déjà sécurisées et en cours d’acheminement, permettent de couvrir pleinement les besoins nationaux. À ce jour, l’approvisionnement des stations-service sur toute l’étendue du territoire national se poursuit normalement, conformément à la programmation habituelle. Il n’existe donc aucune rupture ni tension structurelle sur l’approvisionnement en produits pétroliers », indique le communiqué.
À Conakry, l’atmosphère reste tendue. Si les autorités parlent d’un approvisionnement normal, les longues files observées dans plusieurs quartiers traduisent une inquiétude bien réelle.
Reste à savoir si cette situation relève d’une tension passagère alimentée par la crainte, ou si elle annonce des perturbations plus durables.
N’Famoussa Siby




