Au Mali, des attaques coordonnées d’une ampleur inédite plongent le pays dans une profonde incertitude. Alors que les autorités assurent une situation maîtrisée, le silence autour du sort du ministre de la Défense, le général Sadio Camara, dont le domicile aurait été visé par un assaut kamikaze à Kati, alimente interrogations et spéculations.
Selon plusieurs sources concordantes, le ministre aurait perdu la vie lors de cette attaque survenue samedi. Une information qui circule avec insistance, sans toutefois être confirmée officiellement.
Face à ces informations, la communication officielle contraste par sa prudence. Dans une déclaration faite samedi soir, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, également porte-parole du gouvernement, le général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, a dressé un bilan jugé « limité » de la journée de combats. Il a fait état de « 16 blessés, civils et militaires, pris en charge par les structures médicales » et de « dégâts matériels limités ».
« À l’heure actuelle, la situation est totalement sous contrôle dans l’ensemble des localités concernées », a-t-il assuré, sans évoquer le cas du ministre de la Défense. Une omission qui renforce le flou et alimente les spéculations, alors que des rumeurs persistantes attribuent l’attaque au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), actif dans la région.
Autre silence notable : celui autour de la situation à Kidal, fief des ex-rebelles touaregs, repris en 2023 par les forces maliennes avec l’appui des paramilitaires russes du groupe Wagner. Aucune précision officielle n’a été apportée sur l’évolution de la situation dans cette zone stratégique.
Dans l’attente d’une clarification officielle sur le sort du ministre Sadio Camara, c’est tout un pays qui retient son souffle.
Ledjely.com




