FERMETURE DE LA LIGUE 1 : Sega Diallo nous livre ses impressions

En raison de la crise sanitaire mondiale née de la pandémie du COVID-19, tous les secteurs sont affectés. Dans le domaine du sport en général et du football en particulier, tous les agendas sont chamboulés. Notamment, en Europe, les grands championnats ferment de manière anticipée les uns après les autres. Et en Guinée, c’est l’option que vient également de choisir la Ligue guinéenne de football de professionnelle qui décide de siffler la fin anticipée de la saison sportive.  Décision suite à laquelle nous avons tendu notre micro à Sega Diallo, journaliste et consultant sportif. En gros, s’il comprend les motivations qui ont conduit à la prise de la décision, il pense néanmoins que cela ne sera pas sans conséquence notamment d’un point de vue de la recette de certains joueurs, mais aussi des clubs.

A lire  NOTE A LA JEUNESSE GUINEENNE: "Parce qu'il est temps" (Libre opinion)

«Je pense que la fermeture du championnat est malheureusement une situation que l’on peut comprendre au vu de ce qui se passe dans le monde, et notamment en Guinée avec la pandémie du COVID-19 », juge-t-il tout d’abord. « La décision est sage et permet de mettre à la fois la vie des sportifs et celle du public sportif, hors de danger », insiste-t-il.

Néanmoins, il estime qu’il y aura des conséquences notamment économiques. « C’est difficile d’imaginer le manque à gagner pour les clubs vu la faible affluence dans les stades », déclare-t-il à propos. En effet, selon lui, même les «  clubs en Guinée ne gagnent presque rien », la précarité de la situation est telle que la fermeture anticipée du championnat risque de priver les joueurs de certaines équipes de revenus dont ils avaient besoin. « Cela est un peu inquiétant, mais au vu du danger qui menace les vies humaines c’est peut être insignifiant », admet-il toutefois. A l’en croire, la presse sportive et plus largement ‘’tout ce petit monde qui vit autour des stades’’, seront eux aussi affectés.

Pour ce qui est des clubs eux-mêmes, note enfin Séga Diallo, « ils ne percevront pas les subventions au complet. Je pense qu’il y aura près de 70 millions GNF de manque à gagner par club. Ce à quoi il faut ajouter que les sponsors aussi ne paieront pas les fonds qui restaient à payer.»

Ibrahima Kindi BARRY