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SANGAREDI : 7,5 millions de francs exigés par la gendarmerie pour la libération des personnes arrêtées lors d’une manifestation contre la société COBAD

Sept millions cinq cents milles de francs guinéens, c’est le montant que la gendarmerie de Sangaredi aurait demandé pour la libération des dix-sept jeunes de la communauté riveraine de la société minière COBAD évoluant dans la sous-préfecture de Sangaredi, préfecture de Boké.

Dans la journée d’hier lundi 7 septembre 2020, ces jeunes riverains de la société COBAD qui exploite de la bauxite dans cette zone de Sangaredi ont barricadé la route, empêchant tout accès d’engins. Ils protestent contre la société qui n’aurait pas pris en compte leurs revendications qu’ils lui ont adressées dans un courrier transmis précédemment.

Un des jeunes manifestants que nous avons au téléphone ce mardi explique : « La COBAD est une société qui nous a impacté depuis 2017. Donc vu ça, on les a régulièrement appelé autour de la table de négociation en leur déposant beaucoup de courriers dans lesquels nous avons dénoncé la pollution des eaux suivi de la destruction de l’environnement par la COBAD et aussi le manque d’emploi des jeunes résidents afin de reclamer nos droits communautaires, mais en vain. Un jour Monsieur le maire nous a appelé pour nous dire que la société veut nous rencontrer pour faire un entretien avec eux et nous sommes venus ce jour plus de trente jeunes. On a rencontré le maire et c’est dans la salle de négociations sur place que Monsieur le maire nous a informé que la société ne pourrait pas être présente sur les lieux vu que leur directrice des ressources humaines est malade. C’est ainsi qu’on a su à travers leur réponse qu’ils n’ont pas la volonté de nous rencontrer et de nous satisfaire. Et nous sommes repartis pour un autre rendez-vous qui n’a jamais abouti. Et on a fait une annonce pour leur dire que s’ils ne nous appellent pas avant le 7 septembre pour discuter des problèmes de la communauté on va manifester pour réclamer nos droits, on va barricader la route. Et c’est ce qu’on a fait hier en barricadant la route. C’est ainsi que les forces de l’ordre de Sangaredi sont intervenues et ont fait usage de gaz lacrymogènes malgré la sensibilisation et les raisons données pour justifier notre manifestation », a expliqué notre interlocuteur.

Après avoir fait usage de gaz lacrymogènes, les forces de l’ordre ont interpellé dix-sept personnes, en majorité des mineurs dont un déficient mental. Selon le jeune qu’on a joint au téléphone, leur libération a été conditionnée par le paiement du montant de sept millions et demi de francs guinéens. « Ils ont demandé que tout le groupe, c’est-à-dire les dix-sept personnes, paye sept millions cinq cents milles francs guinéens. Mais de discussions en discussions, ils ont laissé à cinq millions pour l’ensemble des interpellés ; et en divisant entre les dix-sept personnes, chacun payera trois cents et quelques milles », a-t-il ajouté.

Au moment où nous recueillions ces propos, sept d’entre eux seulement s’étaient acquittés de leur part. Les autres étaient toujours détenus à la gendarmerie de Boké.

Balla Yombouno

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