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“Ils m’ont dit que ce sont des militaires du Bataillon de la sécurité présidentielle qui ont tué mon fils”

En marge de l’appel à la manifestation lancée par le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), une dizaine de jours après sa dissolution par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Baldé, jeune présenté par sa famille comme un chauffeur de camion, a été tué par balle ce mercredi 17 août 2022, au quartier Wanindara dans la commune de Ratoma.

Selon la famille de la victime, sa mort serait liée au passage du cortège du président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, qui a fait une parade sur la route Le Prince, en proie à une vive tension.

Rencontré quelques heures après le drame, Chérif Baldé, le père de la victime, a déclaré que des témoins ayant assisté à la scène au cours de laquelle son fils est décédé ont rapporté que le jeune Ibrahima, son sixième enfant, a été tué par balle dans les environs de quinze heures, précisément au « carrefour marché » à Wanindara, « alors qu’il était sorti pour faire de taxi moto comme il n’a pas de camion en ce moment ».

Selon les témoignages qu’il a pu recueillir de  ces personnes, son fils a été abattu par des militaires en cagoule. « Ils m’ont dit que ce sont des militaires cagoulés, appelés “Bataillon de la sécurité présidentielle (BSP)” qui ont tué mon fils. Il n’avait que 16 ans et il avait une carrière de deux ans dans son métier de base. Tous les syndicats d’ici le connaissent », a confié le père de famille, sous le chagrin.

Revenant sur les motifs invoqués par le défunt pour sortir de la maison familiale, M. Baldé a indiqué que le jeune homme « avait dit qu’il partait pour faire le taxi moto ».

« J’accepte sa mort, mais celui qui l’a tué, je laisse entre lui et Dieu », a conclu le père de famille.

Journée meurtrière 

Alors que le gouvernement n’a fait aucune communication sur les violences de la journée, des sources proches des habitants de la route Le Prince font état de trois personnes tuées cet après-midi en marge de cette journée de manifestation appelée par le FNDC pour réclamer l’ouverture d’un cadre de dialogue inclusif et le retour à l’ordre constitutionnel.

C’est la deuxième manifestation meurtrière en moins de trois semaines à Conakry, contre la junte militaire dirigée par le colonel Mamadi Doumbouya, au pouvoir depuis le coup d’État du 5 septembre dernier qui a renversé le président Alpha Condé.

Aliou Nasta

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