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Procès des massacres du 28 septembre 2009 : « Ils m’ont giflée, déchiré mon pantalon et déshabillée », témoigne une victime de viol

Après la phase « huis clos » dans le cadre du procès des événements du 28 septembre, les audiences publiques ont repris ce mercredi 15 mars au tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la Cour d’appel de Conakry.

Victime de violences sexuelles en marge de ces événements, Fatoumata  Barry, âgée la trentaine révolue a préférél’audience publique pour donner sa version des faits. Pour elle, témoigner publiquement devant sa nation est une bonne chose pour libérer sa conscience.

« Je suis sortie pour me rendre au stade avec ma cousine.Ainsi, nous avons trouvé monsieur Moussa Kégboro qui demandait aux gens de reporter la manifestation.  Mais un jeune est sorti de la foule  pour dire non (…). C’est ainsi que j’ai continué mon chemin avec ma cousine.  Nous sommes rentrées dans le stade où l’ambiance était festive. Aussitôt les tirs ont commencé, les militaires ont fermé les portes du stade et le carnage a commencé.  On a eu toute sorte de mal à l’intérieur du stade, au point que  jusqu’à présent quand je me couche la nuit cela me revient régulièrement malgré les13ans.  Des gens tenaient des machettes comme si on était en guerre.  On peut pardonnez mais on n’oublie pas (…)

Nous avons croisé des policiers et gendarmes qui m’ont demandé pour quoi je suis venue.  Ainsi Ils m’ont giflé, déchiré mon pantalon et la culotte, ils m’ont déshabillée jetée  sur le sol. Ensuite, ils m’ont frappé avec un bois jusqu’à ce que j’aie arrêté de pleurer. Ils ont introduit leurs mains dans ma partie génitale ainsi que d’autres objets. Il n’y a pas ce qu’on ne m’a pas fait tout en m’insultant grossièrement. C’est un autre militaire qui est venu de justesse pour me libérer. Mes agresseurs disaient qu’ils ont reçu un ordre et ils vont l’exécuter, ils se sont chaudement disputés et le même militaire qui m’a sauvée m’a remis mon pantalon et ma chemise qui étaient déjà déchirés.  Il m’a conduit vers la sortie.  Entretemps, je saignais il m’a confié à une dame qui m’a prêtée le pagne. Ils m’ont demandé de partir à l’hôpital, j’ai refusé. (…) Quelques temps après, je suis rentré à la maison parce que mes parents pensaient quej’étais morte mais je leurs ai fait croire que j’étais cachée. », a témoigné la victime.

Affaire à suivre….

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