Au lendemain du tirage au sort des éliminatoires de la CAN, le sélectionneur du Syli national, Paulo Duarte, a livré une sortie musclée ce mercredi sur CIS Médias. Sans esquiver les sujets sensibles, le technicien portugais s’est exprimé avec fermeté sur l’absence de plusieurs joueurs cadres de l’équipe nationale.
Face aux interrogations récurrentes autour de certains internationaux absents, Paulo Duarte a tenu à clarifier les choses, rejetant toute responsabilité personnelle dans cette situation.
« Ils ne sont pas en équipe nationale parce qu’ils ont refusé. Première chose : ils ont refusé de jouer pour la Guinée. Ils n’ont pas refusé de jouer pour Paulo Duarte. Ils ont refusé de jouer pour la Guinée. Soyons clairs : c’est eux qui ont refusé, pas moi », a martelé le sélectionneur.
Visiblement marqué par cette situation, le technicien affirme avoir dû reconstruire son groupe en urgence afin de maintenir la compétitivité du Syli.
« À partir de là, on a passé ce cap. Ces joueurs m’ont obligé à courir pendant sept mois pour trouver des solutions et des joueurs capables de remplacer et de servir le projet », a-t-il expliqué.
Malgré cette fermeté dans le discours, Paulo Duarte assure toutefois que les portes de la sélection restent ouvertes à tous les joueurs désireux de revenir défendre les couleurs nationales.
« J’ai fermé la porte à quelqu’un ? La preuve que non : j’ai invité Moriba, Ali Camara, Morgan Guilavogui. Je voulais inviter Morgan pour ce match, mais il va se marier. Il m’a dit qu’il était disponible, mais qu’il ne pouvait pas venir. Je vais aussi inviter Diawara. Donc non, je n’ai fermé la porte à personne », a-t-il insisté.
Le sélectionneur guinéen est également revenu sur le cas de Mohamed Bayo, avec qui les échanges semblent désormais rompus.
« Bayo ne décroche pas le téléphone, il ne répond pas aux messages. Avant, il décrochait. Maintenant, non. C’est lui et Sidiki Cherif. Je l’ai déjà dit. Sidiki Cherif m’avait dit : “Oui, OK, ça va.” Et maintenant, il ne décroche plus », dit-il.
Avant de conclure, visiblement lassé par certaines attitudes : « Je ne vais pas courir indéfiniment derrière des joueurs. S’ils n’ont pas la volonté de venir, on ne fera rien. C’est la réalité ».
Des déclarations fortes qui risquent d’alimenter davantage le débat autour de l’engagement de certains internationaux envers le Syli national, à quelques mois des prochaines échéances continentales.
Lonceny Camara




