La formation du nouveau gouvernement dirigé par Al Amine Lo continue de provoquer des remous au sein de Pastef. Alors que le parti d’Ousmane Sonko a choisi de ne pas participer à l’exécutif, plusieurs de ses cadres ayant accepté des postes ministériels font déjà l’objet de sanctions de la part de leurs structures locales.
La mise en place du gouvernement du Premier ministre Al Amine Lo, validé par le président Bassirou Diomaye Faye, révèle les premières tensions au sein de Pastef. Quelques heures après l’annonce de la nouvelle équipe gouvernementale, des responsables du parti ayant accepté de servir dans l’exécutif sont confrontés à des mesures disciplinaires de la part de leurs bases politiques.
Premier concerné, Yankhoba Diémé. Nommé ministre des Forces armées, le responsable politique de Bignona a été exclu des instances locales de Pastef. Réunis en urgence lundi soir, les responsables du parti dans ce département ont décidé de le retirer de toutes les plateformes de coordination et de communication du mouvement, marquant ainsi la première sanction officiellement connue depuis la formation du nouveau gouvernement.
La même mesure a ensuite visé Ibrahima Sy, maintenu au poste de ministre de la Santé et de l’Hygiène publique. Selon plusieurs sources, les responsables de Pastef à Podor ont également décidé de l’écarter de leurs structures locales, notamment en le retirant des canaux de communication du parti.
Ces décisions interviennent dans un contexte particulier. Après avoir annoncé qu’il ne participerait pas au nouveau gouvernement, Ousmane Sonko avait laissé entendre que les responsables de Pastef devaient se conformer à la ligne définie par le parti. Le maintien de certains cadres dans l’exécutif est ainsi devenu un sujet sensible, alimentant les débats et les divisions au sein de la formation politique.
N’Famoussa Siby




