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Retour à l’ordre constitutionel : Bah Oury et Cie dénoncent les lenteurs …

Bah Oury, Faya Millimono, Lansana Kouyaté, entre autres, s’efforcent de se montrer compréhensifs à l’égard des autorités de la Transition. Se distinguant particulièrement des acteurs politiques et de la société civile réunis au sein de Forces vives, ils ne sont pas très enclins à critiquer la gestion de la Transition. Mais visiblement eux-mêmes commencent à être gagnés par le doute et l’incertitude quant au retour à l’ordre constitutionnel notamment. C’est ainsi qu’à l’issue d’une Assemblée générale qu’elle a tenue hier à Conakry, la Conférence des coalitions politiques et faîtières de la société civile (CCPF) dont ils sont membres, a dénoncé des lenteurs dans la mise en œuvre du chronogramme de la Transition.

C’est la seconde fois que les membres de la CCPF manifestent leur agacement quant à la gestion de la transition et au peu d’intérêt et d’attention que le CNRD et le gouvernement semblent leur témoigner. Le 29 août dernier, ils avaient déjà soumis un premier mémo où ils faisaient part du peu de lisibilité qu’ils ont sur le processus de retour à l’ordre constitutionnel. Plus de deux mois après, les choses ne se sont guère améliorées. Rappelant la soumission de ce mémo, les membres de la CCPF, dans leur déclaration, « regrettent que jusqu’à présent, elle n’a pas eu une réponse formelle et officielle, aux préoccupations et aux propositions formulées dans le courrier ». Pourtant, il y a bien des sujets qui mériteraient que les autorités se concertent avec les différents acteurs. D’abord, disent-ils : « le financement et la suite de la mise en œuvre du chronogramme estimé à 600 millions de dollars US, méritent des clarifications et des mesures appropriées, pour le bouclage du budget incompressible permettant au retour à l’ordre constitutionnel, dans les délais requis ». De même, soulignent-ils : « les hypothèses de travail figurant dans le projet gouvernemental, concernant les élections communales, régionales, législatives et présidentielles, méritent des échanges approfondis entre les autorités de la transition et les organisations politiques et sociales de la Guinée ».

Insistant sur l’impérieuse nécessité de passer par le RAVEC pour élaborer le fichier électoral, Bah Oury et les autres acteurs de cette entité « déplorent (néanmoins) les lenteurs dans la mise en œuvre par les autorités gouvernementales, en vue de l’organisation des concertations régulières, constructives et responsables, afin de mettre tout le monde au même niveau d’information ».

En outre, la CCPF dit attirer l’attention du colonel Mamadi Doumbouya sur la « montée dans le pays, des angoisses et des crispations sociales et politiques ». Ce face à quoi elle suggère, que des « mesures idoines soient prises, pour restaurer la confiance en évitant de répéter les erreurs du passé ».

Si Bah Oury tout au début de la rencontre, avant de s’éclipser plus tard, il importe de noter que les autres leaders d’envergue de cette plateforme dont Lansana Kouyaté, Faya Millimono, eux n’y étaient pas du tout.

Aliou Maci Diallo

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