Le Tribunal de Première Instance (TPI) de Dixinn a condamné Moussa Oularé à un an de prison ferme et à 10 millions GNF d’amende pour des propos jugés offensants contre une communauté. Une décision qui intervient dans un contexte de fermeté accrue de la justice guinéenne, quelques jours après un autre verdict similaire rendu par le tribunal de Mafanco dans les affaires Maya Kaba et Yama Séga.
Le Tribunal de Première Instance (TPI) de Dixinn a rendu son verdict dans une affaire de propos jugés injurieux et offensants visant une communauté. Moussa Oularé a été condamné à une peine d’un an d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende de 10 000 000 de francs guinéens.
Le prévenu avait suscité une vive indignation dans l’opinion publique après avoir tenu des propos qualifiant une ethnie guinéenne de « plus bas peuple de la Guinée », alors qu’il circulait à moto en compagnie d’un youtubeur étranger. Ces déclarations, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont provoqué de fortes réactions et relancé le débat sur les dérives verbales dans l’espace numérique.
Malgré des excuses publiques présentées par lui-même et sa famille avant l’ouverture du procès, la juridiction a privilégié la fermeté, inscrivant sa décision dans une dynamique de lutte contre les discours de haine et de préservation de la cohésion sociale.
Cette condamnation intervient également dans le prolongement d’une autre décision judiciaire rendue récemment par le tribunal de Mafanco dans le dossier impliquant Maya Kaba et Yama Séga. Ces derniers ont été condamnés à deux ans de prison avec sursis et au paiement d’une amende de 40 millions de francs guinéens pour injures publiques en ligne.
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