ledjely
Accueil » Procès du 28 septembre : verdict attendu le 23 février sur les exceptions de nullité
ActualitésGuinéeJusticePolitiqueSociété

Procès du 28 septembre : verdict attendu le 23 février sur les exceptions de nullité

Les audiences se sont poursuivies ce lundi 26 janvier au tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la cour d’appel de Conakry, dans le cadre du procès des événements du 28 septembre. À l’ouverture de l’audience, le ministère public et les avocats de la partie civile ont répondu, par des conclusions écrites, à l’exception de nullité soulevée par la défense. Cette requête vise l’ordonnance de renvoi ayant saisi le tribunal criminel contre les colonels Jean-Louis Kpoghomou et Georges Olemou, ainsi que l’adjudant-chef Thomas Touaro, poursuivis pour complicité dans le massacre du stade du 28 septembre.

Prenant la parole, le ministère public a estimé que la procédure est régulière et que les débats sur le fond doivent s’ouvrir. Le procureur, Elhadj Sidiki Camara, a soutenu que l’ordonnance de renvoi contestée est postérieure à l’arrêt de nullité invoqué par la défense.

« L’arrêt n°09 date du 15 mars 2023, tandis que l’ordonnance de renvoi saisissant ce tribunal est du 30 octobre 2023. C’est pourquoi nous nous focalisons sur cette dernière afin que les débats puissent enfin s’ouvrir », a-t-il indiqué.

De son côté, la défense, représentée par Me David Beavogui, a maintenu que l’ordonnance de renvoi ne saurait être valable dès lors qu’elle découle d’une procédure annulée.

« Si elle est postérieure à l’annulation, c’est qu’elle est issue d’une procédure qui n’existe plus juridiquement », a-t-il soutenu.

Abondant dans le même sens, Me Pépé Antoine Lamah a dénoncé un dysfonctionnement inédit de la chaîne pénale.

« Une ordonnance de renvoi bâtie sur un dossier juridiquement annulé, c’est du jamais vu. C’est le fruit d’un travail défaillant, approximatif et contraire aux exigences élémentaires de la procédure pénale. On ne peut valablement renvoyer des accusés devant une juridiction de jugement lorsque la procédure est nulle. C’est une règle fondamentale de l’État de droit », a-t-il martelé.

Pour conclure, l’avocat a rappelé que la deuxième chambre de l’instruction de la Cour d’appel avait non seulement annulé l’acte précédent, mais également ordonné la mise en liberté des accusés, s’ils n’étaient détenus pour d’autres causes.

Après avoir entendu l’ensemble des parties, le président du tribunal, Aboubacar Thiam, a clos les débats relatifs à cet incident de procédure et a mis l’affaire en délibéré. Le tribunal rendra sa décision sur les exceptions de nullité soulevées par la défense le 23 février 2026, dans le dossier concernant Jean-Louis Kpoghomou, Georges Olemou et Thomas Touaro.

Au moment de la mise en ligne de cet article, les comparutions des victimes et des parents de victimes se poursuivaient à la barre.

Aminata Camara

Articles Similaires

Transfert : Gnagna Barry échoue à la visite médicale, l’ES Sétif jette l’éponge

LEDJELY.COM

La Guinée face au miroir de l’histoire : de la survie politique à l’exigence de l’État-Nation

LEDJELY.COM

Venezuela : une illustration parfaite de la ‘’malédiction des ressources naturelles’’

LEDJELY.COM

Tensions avec les États-Unis : l’Afrique du Sud tourne le dos au G20

LEDJELY.COM

Ouganda : la crise post-électorale qui n’en finit pas

LEDJELY.COM

Aly Manden Manssa : « Le président veut une capitale propre, à l’image de Kigali, au Rwanda »

LEDJELY.COM
Chargement....