L’affaire avait profondément choqué l’opinion locale et relancé le débat sur les violences en milieu scolaire. À Labé, le tribunal de première instance a rendu son verdict ce matin dans le dossier de bastonnade collective visant une collégienne, un dossier qui a suscité indignation et vives réactions ces derniers jours.
Après des débats houleux et les réquisitions du parquet tenus la veille, la décision était très attendue. Aux environs de 10h37, les deux prévenues ont fait leur entrée au palais de justice, sous le regard de nombreux citoyens venus suivre l’issue de cette affaire devenue emblématique.
À la barre, le président du tribunal a procédé à une requalification des faits. Initialement poursuivies pour « coups et blessures volontaires », les accusées ont finalement été jugées pour « violences et voies de fait ».
Dans sa décision :
Ramatoulaye Bah a été déclarée coupable des faits de violences qui lui étaient reprochés.
Hadja Kadiatou Barry a été reconnue coupable de violences, mais également de mise à disposition de données de nature à troubler l’ordre public ou à porter atteinte à la dignité via un système informatique, un volet lié à la diffusion des images de l’agression.
Le tribunal a condamné chacune des deux prévenues à une année d’emprisonnement assortie de sursis, ainsi qu’à une amende de 1 000 000 GNF.
Un verdict qui, s’il évite l’incarcération immédiate, relance le débat sur la responsabilité des auteurs de violences en milieu scolaire et l’usage des réseaux sociaux dans la propagation d’actes portant atteinte à la dignité humaine.
Siby


