À Boké, une situation humaine alarmante secoue le quartier Koulifanya, dans la commune urbaine de Boké. Âgée d’une quarantaine d’années, dame Fatoumata Barry a été expulsée de son domicile tôt dans la matinée de ce vendredi 10 avril 2026, à la suite d’un litige familial autour de la propriété de la maison qu’elle occupait avec ses enfants.
Mère de quatre enfants, dont trois en vie, elle se retrouve désormais sans abri, exposée à passer la nuit à la belle étoile.
Désemparée, elle lance un appel pressant à la solidarité : « Je ne sais plus où aller avec mes enfants. Nous sommes dehors avec toutes nos affaires. Je demande de l’aide à toute personne de bonne volonté », a-t-elle confié, la voix chargée d’émotion.

Selon ses explications, le différend remonte au décès de son époux, feu Amara Diassy, qu’elle présente comme le constructeur de la maison en question. Après sa disparition, le frère du défunt, Thierno Diassy, ainsi que leur mère, Djenaba Khalissa, auraient engagé des démarches pour la faire quitter les lieux.
« Après la mort de mon mari, sa famille a commencé à me réclamer la maison. Pourtant, c’est lui qui l’a construite. Aujourd’hui, ils m’ont fait sortir sans solution », a-t-elle dénoncé.
Sur le plan judiciaire, dame Barry indique qu’un premier jugement rendu par le Tribunal de première instance (TPI) de Boké aurait tranché en faveur de sa belle-famille, une décision qu’elle affirme ne pas avoir acceptée.
« Il y a eu un premier jugement à Boké que je n’ai pas accepté. Ensuite, on m’a dit qu’un autre jugement a été rendu à Conakry, mais je n’ai même pas tous les détails », a-t-elle expliqué.

C’est dans ce contexte que des agents venus de Conakry ont procédé à son expulsion ce vendredi matin, en compagnie de Thierno Diassy mettant tous ses effets personnels hors de la concession.
Face à cette épreuve, la mère de famille, aujourd’hui sans solution immédiate, appelle à une mobilisation des autorités locales et des bonnes volontés. « Je demande aux autorités et aux personnes de bonne volonté de m’aider à trouver un abri pour mes enfants. Nous ne pouvons pas passer la nuit dehors », a-t-elle plaidé.
Nos tentatives pour avoir la version de Thierno Diassy sont restées vaines, pour le moment.
Mamadou Bah, depuis Boké




