A moins de trois jours du double scrutin législatif et communal prévu le 31 mai prochain, les préparatifs s’intensifient dans la région de Kankan. Entre l’acheminement du matériel électoral et la formation des différents acteurs impliqués dans le processus, les autorités électorales affichent leur confiance quant au bon déroulement des opérations.
Le directeur régional des élections de Kankan, Kaba Sidibé, se veut particulièrement rassurant. Selon lui, l’essentiel du matériel électoral a déjà été déployé dans les cinq préfectures relevant de sa juridiction.
« Nous sommes aujourd’hui dans un sentiment de satisfaction. À date, près de 98 % du matériel électoral a été acheminé dans les différentes préfectures de la région. Au magasin régional, il ne reste pratiquement plus rien à dispatcher. Les derniers colis doivent être envoyés aujourd’hui même », a expliqué le directeur régional des élections.
Pour finaliser cette opération logistique, quatre véhicules ont été mobilisés afin d’acheminer les derniers kits électoraux vers les localités concernées, avec pour objectif de respecter le chronogramme établi.
Parallèlement à la logistique, la Direction régionale des élections mise sur le renforcement des capacités des acteurs électoraux. Trois sessions de formation se déroulent simultanément : celle des commissions administratives de centralisation des votes (CACV) au niveau régional, celle des commissions de réception et de transmission des procès-verbaux (CRTPV) dans les préfectures, ainsi que celle des membres des bureaux de vote dans les différentes communes.

Pour Kaba Sidibé, ces formations constituent une étape déterminante pour garantir la régularité et l’efficacité du scrutin.
« Aucun vote ne peut se tenir sans les membres des bureaux de vote, puisque toutes les opérations se déroulent à ce niveau. Ensuite, les commissions de réception collectent les procès-verbaux avant leur transmission aux CACV, qui finalisent le travail », a-t-il détaillé.
Le responsable régional a également insisté sur la composition des CACV, qu’il présente comme un dispositif destiné à renforcer la transparence et la crédibilité du processus électoral.
« Les CACV comprennent notamment des magistrats en qualité de présidents, des secrétaires issus de l’administration électorale ainsi que des assesseurs représentant les partis politiques. Tout cela vise à garantir la crédibilité du processus électoral », a-t-il assuré.
Michel Yaradouno, depuis Kankan




