Un tragique accident de la circulation s’est produit ce lundi 15 juin 2026 à Ouendé Kénèma, dans la préfecture de Gueckédou. Le drame a coûté la vie à deux personnes et fait un blessé grave. Selon les informations recueillies, deux motocyclistes sont entrés en collision et le choc a été d’une extrême violence.
Interrogé, un témoin relate : « C’est notre maman qui est décédée à Kambadou. Le corps a quitté Conakry et nous nous rendions à ce décès. Il y avait un jeune qui faisait partie de l’équipe chargée de creuser la tombe. Après ce travail, comme il avait un autre programme à Kiéssènèye Sokoyama, où il y avait aussi un corps, il a pris la moto pour s’y rendre. Très malheureusement, un de ses amis a aussi quitté Fangamadou avec une vieille dame derrière sa moto afin de se rendre au décès à Kambadou. C’est entre ces deux villages qu’ils sont entrés en collision. Sur le coup, le jeune qui quittait Kambadou est mort. Il a eu un choc violent à la tête », a relaté Mamadou Traoré, président du district de Kiéssènèye Sokoyama.
Poursuivant son récit, il ajoute : « Le second a eu les deux mâchoires cassées. Pour sa survie, seul Dieu peut en décider. On a déplacé la moto pour le transporter à l’hôpital de Ouendé Kénèma. La vieille dame qui était assise derrière lui a eu la cuisse fracturée à deux endroits. Elle, on l’a amenée au poste de santé de Kiéssènèye et nous cherchons un véhicule pour l’évacuer ».
Sous le choc, la mère de l’une des victimes se souvient encore de sa dernière conversation avec son fils.
« Le matin, quand il s’est réveillé, il est venu me dire bonjour. Par la suite, il m’a dit qu’ils allaient creuser la tombe. Moi, à mon tour, je lui ai dit de faire beaucoup attention aujourd’hui et de ne provoquer personne. Il m’a dit qu’il avait compris. C’est ainsi qu’il est parti. Après avoir fini de creuser, il a lavé ses pieds et il est venu me dire qu’il partait chercher son argent avec un ami parce que ce décès-là est un grand décès, afin d’ajouter quelque chose à ce qu’ils avaient déjà pour présenter leurs condoléances. Je lui ai dit d’accord, mais de ne pas tarder, car son frère l’attendait ici. Quelques minutes après, j’ai vu les jeunes courir vers la route en disant qu’il y avait eu un grave accident. Comme je ne pouvais pas courir pour y aller, les gens sont revenus me dire que c’était mon fils qui avait eu l’accident et qu’il était mort sur place. Il s’appelait Aly Manqué Kamano et il était menuisier », a regretté Finda Tchiamy Iffono.
Aux dernières nouvelles, la deuxième victime, transportée à Ouendé Kénèma pour des soins, a également succombé à ses blessures.
Ce nouvel accident relance le débat sur l’insécurité routière en milieu rural en Guinée.
Niouma Thèdan Kamadou Kamano




