Présidents à l’offensive, Président en hibernation ! (un billet en contexte de violence)

Mardi 19 mai 2020, sous la bannière d’un leadership africain, le Président de la Côte d’Ivoire, Monsieur Alassane Ouattara, celui du Kenya, Monsieur Uhuru Kenyatta, Monsieur Macky Sall du Sénégal, Monsieur Issoufou du Niger et Monsieur Julius Maada Bio de la Sierra Leone, ont largement échangé pour dresser : i) le bilan de la gestion de la pandémie qui vient de frapper le monde et singulièrement l’Afrique, ii) Par-delà les leçon à en tirer, le but de cette réunion est d’anticiper les risques de crises sociales, politiques, économiques, entre autres, qui pourraient affecter profondément la vie quotidienne de la population de notre continent..

Pendant que ces présidents, étendard de bataille à la main, se mobilisent et prennent le devant pour porter la voix de l’Afrique à la face du monde, notre Professeur national-bien-aimé, Monsieur Alpha Condé, se terre à Sékoutoureya. Mais bien plus grave, parallèlement, il délègue l’Etat qui se déchaîne contre les citoyens guinéens, assénant ainsi des coups mortels en plein Ramadan même à des femmes enceintes. Cette violence inouïe, intolérable et inacceptable, est l’exemple-type du paroxysme de la bestialité humaine. Tel l’état-nature, elle atteste, on ne plus clairement, la faillite de notre système sociopolitique, car il n’est un secret pour personne que, dans nos cultures, on voue habituellement à la femme un respect absolu : âgée elle est notre maman, jeune elle est notre sœur.

Mais sans doute apparaît-il clairement à présent, un état de dégradation des mœurs politiques en Guinée telle, que si les femmes enceintes ne servent pas de bouclier humain aux hommes en uniforme, elles sont tout banalement abattues d’une balle dans le ventre. Pauvres de nous ! Ces tragédies cycliques au quotidien attestent que tuer un citoyen à bout portant est devenu aussi banal pour les forces de l’ordre qu’égorger un poulet de sa ferme avicole. Face à cette situation d’anomie sociale, paroxysme de toutes les formes de dérives du pouvoir, le plus ahurissant est que ces tueries, passant pour de simples faits divers, sont toujours sans suite : pas d’enquête, pas de réaction officielle. Pendant ce temps, notre Professeur national, sans se préoccuper de quoi que ce soit, se terre dans le silence et l’indifférence totale.

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 Aurait-il oublié d’avoir promis à ses concitoyens démocratie et paix sociale ? Pourquoi les forces de l’ordre ne respectent-ils ni la loi, ni la foi en Guinée ? Pourquoi bafouent-ils dans l’impunité totale toutes les valeurs communes ? Quand cela va-t-il s’arrêter ? Comment y remédier ? Il est de notre responsabilité d’en décider !

Pour GDA (Guinée Désir d’Avenir) au service de vous les Guinéens

Professeur Alpha Ousmane Barry