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COSA : un homme accusé d’avoir enceinté sa belle-fille

L’histoire remonte à la dernière semaine du mois de juillet passé. Le bureau de la jeunesse d’un secteur du quartier Cosa, dans la commune de Ratoma, est saisi d’une plainte par un chef de ménage. Ousmane Bah, la cinquantaine, marié et père de quatre enfants, porte plainte contre Alghassimou Sow, à qui il impute la grossesse de sa fille adoptive, Djenabou, à peine 18 ans. Une affaire somme toute ordinaire par les temps qui passent. Et les premières investigations du bureau de jeunesse laissent entrevoir un dénouement rapide. En effet, le jeune Alghassimou s’était déjà confié à ses propres parents, auxquels il a librement avoué être l’auteur de la grossesse de Djenabou, qui se trouve être sa petite amie. Mais quand le responsable du bureau de jeunesse fait venir toutes les parties en vue de trancher la question, il se retrouve subitement face à un scénario jusque-là insoupçonné et inenvisageable. En effet, devant l’Assemblée réunie, Djenabou disculpe son petit ami et accuse son père adoptif d’être le père du bébé qu’elle porte. Incompréhension et stupeur !

Quand, il y a 16 ans, Ousmane Bah, à peine rentré d’une longue aventure pas franchement fructueuse, s’est marié avec Nénè Binta, celle-ci portait Djenabou au dos. La petite n’était âgée que de deux ans. Le premier époux de Nénè Binta était décédé à la suite d’un accident en lui laissant le bébé. Depuis, le couple a eu quatre autres enfants. Djenabou, quant à elle, est devenue, une demoiselle très coquette. Certes, elle ne va pas à l’école, mais elle met du soin à sa toilette. C’est ainsi qu’elle a attiré l’attention d’Alghassimou Sow, son aîné de six ans. Celui-ci lui fait une cour assidue. Au point que leur relation est pratiquement connue de tout le secteur. Mais ce n’est pas pour autant qu’Ousmane Bah, le père de la jeune fille, avalise le flirt. Plutôt protecteur, il défend la fille de se rendre chez le jeune. En mai dernier, il était même allé jusqu’à chercher Djenabou, au domicile du jeune. Selon sa version, il avait alors trouvé cette dernière, « couchée sur le lit et la serviette nouée autour de la taille ». « Ce n’est pas vrai. Quand il est arrivé, j’étais assise dans le fauteuil du salon et je regardais la télé », devait rétorquer la jeune fille.

C’est donc dans ce contexte qu’intervient la grossesse de Djenabou. Une grossesse de trois mois, mais qui n’est déclarée qu’en juillet. Surtout, une grossesse que Djenabou impute à celui qu’elle a jusqu’ici appelé son père. « De toutes les personnes ici réunies, ma mère et mon père adoptif sont celles que j’aime par-dessous tout le monde. D’ailleurs, ce n’est que tout récemment que j’ai appris que M. Ousmane n’est pas mon père biologique. Mais c’est lui qui est l’auteur de ma grossesse », ainsi s’exprime-t-elle au cours de la rencontre convoquée par le bureau de la jeunesse. Et à l’appui de son affirmation, elle donne des indices. D’abord, dit-elle : « Je passe la nuit dans la chambre de ma marâtre qui n’est pas là actuellement. La porte de cette chambre faisait du bruit à chaque fois qu’on la touchait. Et pour éviter que le bruit ne réveille tout le monde, mon père a arraché la porte, pour pouvoir accéder à ma chambre sans éveiller de soupçons ». Ensuite : « Vous pouvez le lui demander, un jour, il m’a même envoyé dans un motel situé à Lambanyi ». La fille rajoute même que son père adoptif, informé des faits, l’a conduite à l’hôpital. L’ordonnance médicale qui en avait résulté, sa maman l’avait déchirée. Un geste que Djenabou explique par l’humiliation que sa mère a ressentie en apprenant que c’est son mari qui a mis enceinte sa fille. Nénè Binta admet avoir déchiré l’ordonnance médicale, mais nie la raison évoquée par sa fille.

Devant de telles accusations, le président du bureau de jeunesse estime qu’il faut réinterroger Alghassimou qui avait déjà endossé la responsabilité des faits. Ce dernier est alors « cuisiné » dans un local à l’écart du public. Il finit par se rétracter. Certes, il avoue avoir couché avec Djenabou par deux fois. Mais, précise-t-il, cela remonte à 2019. Or, au moment du débat, la grossesse de la jeune fille ne remonte qu’à trois mois.

Ousmane Bah, interrogé à son tour, nie tout en bloc. Il se dit même disposé à se soumettre à un test ADN pour se disculper. Il est prêt, dit-il, à supporter les frais que cela nécessitera, vu qu’il n’est pas possible de le faire en Guinée. Et peut-être qu’ils le feront une fois que Djenabou aura accouché de son bébé. Mais en attendant, le bureau de la jeunesse du secteur a estimé que c’est au père adoptif de prendre en charge tous les frais se rapportant à la grossesse de Djenabou, jusqu’à ce qu’elle accouche. Ce que ce dernier a accepté. La fille ne vivant plus sous son toit, mais chez son paternel, l’on nous rapporte qu’Ousmane Bah s’est engagé à lui faire parvenir sa ‘’dépense’’ au début de chaque mois.

Faits rapportés et mis en forme par Mariama Ciré Diallo

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