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FERMETURE DES FRONTIERES : les producteurs de chou à Mali craignent une « perte historique »

(AGP) – A l’approche de l’élection présidentielle du 18 octobre dernier, le gouvernement guinéen avait procédé à la fermeture des frontières avec certains pays, comme le Sénégal, la Sierra Leone et la Guinée Bissau.

Cette fermeture commence à faire des victimes dans le secteur agricole dans la région administrative de Labé. Après évaluation entre leurs productions et le pouvoir d’achat des populations locales, les producteurs de chou dans la préfecture du Mali, frontalière avec le Sénégal, craignent déjà une forte perte.

Le président de leur corporation parle d’une éventuelle perte historique si rien n’est fait pour sauver leurs productions. « A cause des perte subies suite à l’apparition du coronavirus dans le secteur de la production de la pomme de terre, les paysans se sont tournés vers la production du chou pour minimiser les pertes et tenter de récupérer un peu. Mais à notre fort étonnement, au moment où nous nous préparons pour la récolte, toutes les frontières sont fermées entre nous et le Sénégal et d’autres pays. Pourtant, c’est là-bas que nous écoulons de plus nos produits. On risque de perdre plus de 300 tonnes de choux. Plus de 200 hectares sont cultivés, il ne reste que la récolte pour d’autres. Mais sans aucune perspective de débouchés, parce que nous ne pouvons pas vendre tout ça dans la région. Déjà d’autres ont fini leurs récoltes. Et nous n’avons pas où garder nos récoltes », a déploré, Mamadou Kaba Diallo joint au téléphone par le correspondant régional de l’AGP.

Sur la question de l’écoulement de leurs marchandises dans les autres régions du pays, les agriculteurs se plaignent de la mauvaise qualité des routes et les dépenses énormes qui y sont liées. « Au Sénégal qui est très proche de nous, on revend un sac de choux à 22 000 francs CFA et ils achètent beaucoup. Cela nous permet de gagner un peu. Mais ici, les routes sont mauvaises, les dépenses sont énormes, le pouvoir d’achat des populations de la région est faible. Si tu dépenses 30 000 francs guinéens pour transporter d’un sac de chou de Mali à Labé et les autres dépenses qui restent, tu ne gagneras rien. Le mieux est de se reposer pour ne pas augmenter les pertes sur ton dos. Nous demandons au gouvernement d’ouvrir notre frontière avec le Sénégal pour nous permettre d’évacuer nos produits. Sinon, les choux vont continuer à pourrir parce que nous n’avons pas où les stocker », plaide ce producteur de chou.

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