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PONT 8 NOVEMBRE : des militaires demandent à certains passants de payer de l’argent

C’est un contrôle exceptionnel — du jamais vu — que des militaires bérets rouges qui seraient du Bataillon de la sécurité présidentielle (BSP) ont entamé depuis hier samedi au niveau du pont Moussoudougou, communément appelé pont 8 novembre, à la rentrée de la commune de Kaloum.

Selon nos informations, ces militaires exigent aux motards, aux passants qui ne portent pas de masques de protection contre le nouveau coronavirus et à ceux qui n’ont pas pièces d’identité de payer de l’argent.

En effet, depuis hier les agents procèdent à un contrôle rigoureux des passants. Et ceux qui ne portent pas de masque sont obligés de payer un montant forfaitaire de 5 000 francs guinéens.

Ce dimanche soir, ces bérets rouges demandent d’abord aux chauffeurs d’ouvrir les coffres de leurs véhicules pour procéder aux contrôles. Ils ferment les yeux ce soir sur le non port du masque.

Quant aux motards, ils leurs demandent de présenter leurs cartes d’identité avant de passer. Et ceux qui n’en ont pas paient aussi 5 000 francs guinéens.

« J’étais assis sur un taxi-moto. Mais arrivée au pont 8 novembre, les bérets rouges nous ont demandé de présenter nos cartes d’identité. N’ayant pas de carte avec moi, ils m’ont dit de payer 5 000 francs. Je suis descendu de la moto pour continuer à pieds, mais ça a été la même chose. Pour me sauver, je me suis embarqué à bord d’un taxi qui était aussi dans l’embouteillage », a expliqué M. Soumah qui s’est confié au Djely.

Ibrahima, lui qui avait sa carte d’identité avec lui, n’a rien payé. « Je n’ai rien payé parce que j’avais ma carte nationale d’identité », a-t-il témoigné.

Cette façon de faire le contrôle à la rentrée de la commune de Kaloum est critiquée sévèrement par certains usagers. « Ils font cela pour arnaquer les pauvres citoyens », dénonce un passant.

Au moment où nous faisions ces constats sur les lieux, le contrôle se poursuivait, causant un embouteillage monstre à proximité du pont.

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