Intransigeant, le président de la Guinée Bissau le reste par rapport à la réouverture de la frontière entre son pays et la Guinée. Au président en exercice de la CEDEAO, le Ghanéen, Nana Akufo-Addo, qui est allé à sa rencontre ce dimanche 4 juillet 2021, pour le convaincre d’accéder à l’exigence de la Guinée de ne rouvrir la frontière qu’en contrepartie d’un engagement identique à celui qui a été récemment conclu entre Guinéens et Sénégalais, le président Embalo, fidèle à lui-même, a dit qu’il n’en était pas question. C’est en tout cas ce que rapportent nos confrères du site Bissauactu.com. Se confiant aux journalistes à l’occasion du cérémonial de départ de son hôte ghanéen, le président de la Guinée Bissau a dit de manière non équivoque qu’il n’entendait pas signer un quelconque engagement avec la Guinée. Certes, il consent à dialoguer avec son homologue guinéen. Mais à l’en croire, cela n’impliquera la signature d’aucun engagement sur la question de la frontière.
Selon Umaru Sissoco Embalo, la signature d’un engagement n’est pas au menu des échanges qui pourraient se mettre en place avec les autorités guinéennes. « Nous ne sommes pas des pays belligérants, non ! Je ne signerai rien : cette position est irréversible« , martèle-t-il devant nos confrères. Puis de poursuivre; « Je n’ai pas fermé les frontières, alors pourquoi devrais-je signer leur réouverture ? Que ceux qui les ont fermés les rouvrent ».
Dans la foulée, assure-t-il: « La Guinée-Bissau ne fermera jamais ses frontières avec les républiques sœurs de Guinée et du Sénégal ».
Ceci étant, Embalo s’est dit disposé à discuter avec son homologue guinéen d’autres sujets qui excluent la question de la frontière entre leurs pays respectifs.
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