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MAMOU : l’Ambassadeur d’Allemagne et le Représentant-Pays de Plan International Guinée visitent des écoles relevant de la deuxième phase du projet PEB-G

Une délégation comprenant le représentant-pays de l’ONG Plan International Guinée et l’ambassadeur d’Allemagne, accompagnée par des membres du ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, étaient ce mercredi 8 décembre dans les locaux de l’école primaire de Touldé, district de Soumbalakao Tokossérè, située à 23 km de la ville de Mamou, elle est située à 245 km de Conakry. L’école en question, relevant du projet d’Education de Base en Guinée (PEB-G), a été construite grâce à un appui financier de la KfW. Objectif de cette visite était de s’enquérir des réalisations du projet et évaluer l’impact de ces infrastructures scolaires des communautés bénéficiaires.

C’est dans une ambiance festive et empreinte de convivialité que les habitants de Touldé première étape de cette visite ont accueilli la délégation à provenance de Conakry. L’école en question comprend 2 blocs de trois classes , 3 logements, 5 latrines, un forage et un éclairage alimenté avec des panneaux solaires. Après avoir fait le tour de l’école, l’ambassadeur de d’Allemagne en Guinée, Ulrich Meier Tesch explique le motif de la visite : « Nous sommes là aujourd’hui pour regarder une des écoles qui a été construite il y’a pratiquement 2 ans ». Puis, dans la foulée, il fait part de ses premières impressions : « Je constate que c’est du bon travail, l’école fonctionne bien ». Mais le diplomate allemand n’a pas manqué de mettre aussi en exergue des aspects moins plaisants. « Il y a des lacunes qu’il faut améliorer à savoir l’augmentation du nombre d’enseignants titulaires et aussi l’entassement des enfants dans les salles de classes », relève-t-il à propos.

Se voulant plutôt directe, il situe les responsabilités. « Dans la coopération, nous on donne l’argent et on surveille la construction, mais c’est à l’État Guinéen et à la population de faire en sorte que ça marche bien et que les enfants apprennent correctement pour devenir des grands, bien formés qui peuvent faire quelque chose pour leur pays », martèle Ulrich Meier Tesch. S’adressant tout particulièrement aux populations locales, il les invite d’ailleurs à entretenir davantage les latrines pour la sécurité des enfants en général et des filles en particulier.  

Le représentant-pays de Plan International en Guinée, à son tour, s’est tout d’abord réjoui de la mobilisation des parents d’élèves autour de l’école.  Mais lui aussi trouve que les conditions dans lesquelles les enfants étudient dans cette école ne sont pas très confortables. Johnson Bien-Aimé de suggérer quelques solutions aux parents d’élèves et aux gestionnaires de l’école. « Nous avons parlé aux parents pour qu’ils prennent des dispositions avec la direction de l’école pour avoir une quantité raisonnable et pourquoi ne pas utiliser plusieurs vacations afin d’avoir un nombre raisonnable dans les salles de classe. » En tout cas, à l’instar du diplomate allemand, le représentant-pays de Plan International recommande une meilleure implication et une synergie entre l’Etat, l’administration et les structures communautaires, en vue de « réglementer et organiser les conditions dans lesquelles se trouvent les enfants. »

Elhadj Thierno Madiou Diallo, maire de la commune rurale de Tolo, lui, ne cache pas sa joie et exprime ses sentiments de reconnaissance en ces termes : « Ma population et moi, sommes très satisfaits de cette réalisation ». D’autant que, souligne-t-il : « On n’avait qu’un bloc de deux salles de classes construit depuis 1995 ». D’ailleurs, s’adressant à la fois à l’Etat et aux partenaires, il formule un plaidoyer : « Nous avons beaucoup d’enfants et nous demandons à l‘Etat de nous aider à augmenter les salles de classes pour permettre à tous les enfants d’aller s’inscrire et pouvoir étudier.  Dans un rayon de 7 km d’ici, vous ne verrez aucune école ou poste de santé ».

                                          

Sur la même lancée, la délégation a également visité ce jeudi 9 décembre la première école publique de Dar Es Salam située à 7 km de la ville de Mamou.  Composée de trois salles de classes, un bureau, un magasin, des blocs de latrines, un forage et un éclairage là aussi alimenté par des panneaux solaires, l’école compte 168 élèves dont 83 filles. Accueillie par une foule enthousiaste et chaleureuse, l’ambassadeur d’Allemagne et le Représentant-pays de Plan international en Guinée apprécient plutôt l’état de l’école et l’effectif raisonnable des enfants dans les salles de classes. Ils demandent juste aux bénéficiaires de faire de l’entretien de l’établissement une priorité. Selon Kadiatou Diallo, représentante de la communauté de Dar-es-Salam, la construction de cette école a été un ouf de soulagement pour toute la localité.  « Avant, nos enfants partaient loin pour étudier. Et ce, avec la peur au ventre.  Mais aujourd’hui, on ne peut que se réjouir de la construction de cet établissement », soutient-elle.

A préciser que le programme de délégation prévoit une visite similaire dans la préfecture de Faranah.

Mariama Ciré Diallo

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