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Affaire mutinerie de 2019 : la sentence est tombée !

En détention depuis janvier 2019, après des mutineries survenues au camp Alpha Yaya Diallo de Conakry, les militaires accusés d’avoir tenté de renverser l’ancien régime sont fixés sur leur sort. Le verdict est tombé tard dans la soirée du jeudi 10 mars 2022 à Kankan. 

Le Tribunal militaire en audience foraine au Tribunal de première instance de Kankan a rendu son verdict dans cette affaire qui avait fait beaucoup de bruits en 2019. Accusés pour des faits de vols aggravés de munitions, d’armes de guerre, de complicité, participation à une associations de malfaiteurs, de rébellion, détention illégale d’armes et de munitions, de deversion, de révolte,  d’incitation à commettre des actes contraires aux devoirs et à la discipline militaire, neufs militaires ont été reconnus coupables des infractions et douze autres acquittés pour insuffisance de preuves.

Après avoir écouté les réquisitions et plaidoiries de la partie civile, des avocats et du procureur, la présidente du Tribunal militaire a pour la répression condamné ces militaires à des peines allant jusqu’à dix ans de détention criminelle.

Au nombre des condamnés figurent Adjudant-chef Issiaga Diallo alias Woulah, qui a été condamné à 8 ans de détention criminelle, Massa Kalivogui à 8 ans détention criminelle, Alseny Sylla à dix ans de détention criminelle, Commandant Billy Nankouma Cissé à trois ans de détention criminelle, Sous-lieutenant Tawel Camara à trois ans de détention criminelle, Ibrahima sory Sylla à 6 ans de détention criminelle, Mohamed Naby Cissé à quatre ans de détention criminelle, Sergent Morlaye Camara à trois ans de détention criminelle, Aphonse Kourouma à quatre ans, Sous-lieutenant Alseny Sylla à dix ans de détention criminelle.

Sur l’action civile, la présidente du tribunal a rejoint la partie civile en condamnant solidairement les mis en cause au paiement d’un montant au franc symbolique à l’État guinéen, le tout sous les articles 373, 374, 784, 785, 848, 543 du Code pénal.

Me Mamadi Doumbouya, avocat constitué par l’État guinéen, s’est dit satisfait de la décision de la présidente. L’avocat de la défense, lui, Me Salifou Béavogui, après s’être réjoui de la tenue du procès à tout de même promis de relever appel.

Michel Yaradouno, Kankan pour Ledjely.com 

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