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QATAR 2022 : l’Afrique, à nous la coupe !

Ils l’on fait ! Les Lions de l’Atlas ont brisé le plafond de verre. Les poulains de Regragui ont vaincu ce fichu signe indien. Ils ont pulvérisé le rideau de fer. Ce faisant, Zyech, Bounou et autres Boufal rapprochent un peu plus l’Afrique de la couronne. A travers le Maroc, l’Afrique n’est plus qu’à une seule victoire de la grande finale. Oh que c’est proche ! Proche et subitement possible. Quand on a vaincu la Belgique, l’Espagne et le Portugal, l’emporter sur la France ne relève plus de l’impossible. Certes, Didier Deschamps et les Bleus sont champions en titre. Mais avec le Maroc comme représentant, l’Afrique de 2022 ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Nous devons aller jusqu’au bout et nous le ferons sûrement. Nous ne sommes plus qu’à deux éditions du centenaire de la coupe du monde. C’est le moment de décrocher le Graal. Et une fois n’est pas coutume, le Ciel est de notre côté.

Lions de l’Atlas et non de la Téranga

Qui l’eut cru ? Soyons honnête. A l’issue de la cérémonie d’ouverture de cette 17ème coupe du monde, le 20 novembre dernier, personne n’aurait prédit ce qui passe maintenant. On aurait encore moins pu imaginer que la surprise du continent africain viendrait du Maroc. Bien sûr, un petit miracle, on en espérait de lions représentant l’Afrique. Mais c’était plutôt ceux de la Téranga, champions d’Afrique, qui inspiraient cet optimisme-là. Mais la vérité du terrain est là, sous nos yeux. Implacable et souveraine. Le Maroc déroule et impressionne. Et on ne peut pas dire que c’est immérité.

Un savant dosage de fluidité et d’efficacité

Dès le 27 novembre, face à la Belgique, les Lions de l’Atlas ont démontré qu’ils n’étaient pas là pour faire de la figuration. Au-delà de la défaite (2-0) infligée aux Belges, l’équipe de Walid Regragui a produit un jeu décomplexé avec un savant dosage de fluidité et d’efficacité. Face aux Diables rouges, le Maroc n’a pas voulu faire dans le minimalisme en s’évertuant à limiter les dégâts. Au contraire, on a découvert une équipe à l’affut de la victoire et qui avait visiblement conscience d’avoir les moyens de ses ambitions. Ensuite, en huitièmes de finale, il y a eu cet héroïque nul imposé à l’Espagne. Puis, aux tirs aux buts, le portier Bounou, dans ses grands jours, a fait le reste. Enfin, samedi dernier, alors que tous les pronostics prédisaient la fin de leurs parcours, les Marocains ont de nouveau déjoué les paris. Au passage, face Seleçao et à un Cristiano Ronaldo, tout aussi volontariste que déterminé, ils réaffirment leur solidité défensive. En effet, ils réussissent à conserver le but inscrit par En-Neysri à la 42ème minute. Résultat ? Ils sont en demi-finales, la première fois de l’histoire de la coupe du monde pour une équipe africaine.

La patte Regragui

Une belle épopée qui résulte bien sûr du talent individuel de chacun des membres de cet effectif qui s’ouvre grandement les portes de l’histoire. Mais les spécialistes s’accordent à attribuer en particulier ce parcours exceptionnel du Maroc dans cette compétition à la patte Regragui, l’entraineur de 47 ans. En arrivant à la tête de l’équipe du Maroc, le 31 août 2022, il héritait certes de joueurs talentueux. Mais en moins de trois mois, il a particulièrement consolidé la dimension équipe, en instaurant au sein du groupe l’esprit de cohésion et de solidarité. Et cela se voit très facilement sur le terrain. C’est cette union sacrée qui incline tout le monde, dans un élan de complémentarité, à travailler pour le même objectif. Au-delà, Walid Regragui a insufflé à son effectif ce brin de rêve qui le caractérise. Ce qui fait que les Marocains, tout en ne versant ni dans la naïveté, ni dans une suffisance arrogante, croient en leurs chances devant n’importe quel adversaire. Et à coup sûr, c’est avec le même mental qu’ils aborderont, le mercredi prochain, la demi-finale face à Mbappé et aux autres Bleus.

L’Afrique des complaintes et des bouc-émissaires

Le Maroc dans cette coupe du monde, c’est l’incarnation de l’Afrique qui se fait respecter par le travail sérieux et authentique. Pas l’Afrique des complaintes et des bouc-émissaires. Pas non plus cette Afrique symbolisant une demoiselle oisive et cherchant désespérément à s’offrir à l’un de ses prétendants. Non, le Maroc du Qatar 2022 symbolise un continent africain, conscient de ses énormes atouts et disposé à les faire valoir, sans tambour, ni trompette. Et c’est tant mieux, parce que ce message-là, on en a besoin par les temps qui passent !

Boubacar Sanso Barry

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