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GUINEE : le budget du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat chute de 17%

Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire était devant les conseillers nationaux pour présenter la politique sectorielle et le budget de son département pour l’exercice 2023. Colonel Ibrahima Sory Bangoura en a profité pour dévoiler l’essentiel des défis dans les domaines relevant de son département.

Justement, le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, par rapport à ces défis, a égrené :

Sur le plan du développement spatial et du foncier :

  • L’insécurité foncière, une urbanisation non maitrisée, une occupation anarchique des domaines de l’Etat ;
  • La croissance accélérée et désordonnée de l’aire métropolitaine de Conakry et de certains centres urbains qui engendre un faible accès aux services sociaux de base et infrastructures marchandes ;
  • La dégradation de l’environnement ; l’exode rural qui contribue à la stagnation de certaines villes ainsi que la faiblesse d’un réseau de petits centres ruraux offrant des services de base adéquats.

Sur le plan de l’habitat neuf et de son financement

  • L’absence de politique sociale de logement ;
  • Le non-application de mécanismes de financement mis en place pour l’accès des ménages à faible revenu à des logements décents ;
  • Les couts élevés de production du logement par l’insuffisance d’unités de production d’éléments et de matériaux de construction ;
  • La prédominance de l’habitat spontané et précaire.

Sur ce point précis, le ministre a souligné : « nos villes sont toutes en souffrance d’équipements et de service de base : insuffisance de voirie urbaine, d’accès à l’eau potable, d’électricité, d’assainissement de déchets solides et liquides, etc. et la faible mobilisation des ressources financières pour faire face à la prise en charge préventive et curative de ces faiblesses ».

Sur le plan de la gouvernance du secteur

  • Le déficit de compétences en matière de planification et de gestion urbaines aussi bien au niveau des services centraux, déconcentrés qu’au niveau des collectivités décentralisées ;
  • Un manque de synergie dans les interventions entre le ministère en charge de l’habitat, les collectivités décentralisées, et le secteur privé surtout pour les questions foncières ;
  • La faiblesse des capacités des services déconcentrés en équipements.

Pourtant, au compte de l’exercice écoulé, il y a eu des résultats que le ministre a mis en avant :

  • La récupération de certains domaines de l’État abritant les anciennes cités administratives de logement des hauts cadres, notamment la cité ministérielle sise à Donka, en cours de reconstruction ;
  • La construction de 222 logements sociaux en cours d’achèvement à Conakry et à l’intérieur du pays dont : 10 villas et 150 appartements sur le site de Sonfonia Lac ; 32 appartements sur le site de Matoto; 30 villas à l’intérieur (Mamou, Kankan et N’zérékoré), en raison de 10 villas par préfecture ;
  • La conception, création et lancement de la plateforme de gestion des baux ;
  • La conception, la création et le lancement de la plateforme d’immatriculation des Titres fonciers ;
  • L’élaboration d’un texte d’application sur le lotissement est en cours d’approbation ;
  • La réalisation du Schéma Directeur d’Urbanisme du Grand Conakry…

Quant au budget du ministère, même s’il se trouve dilué dans celui du ministre des TP, l’avant-projet de l’exercice 2023 (volet dépenses) est arrêté à la somme de 471 047 248 000 GNF contre 569 263 062 000 GNF en 2022, soit une diminution de 17%.

Ce Projet de budget pour l’exercice 2023 se décompose comme suit :

Dépenses de Personnel : 31 616 233 000 GNF contre 32 556 105 000 GNF en LFR 2022 soit une diminution de 2,89%. Cette diminution s’explique par le retrait du fichier des retraités et les cas de décès.

Dépenses de biens et services : 5 000 000 000 GNF contre 4 400 817 000 GNF en 2022, soit une augmentation de 13,6%. Cette augmentation s’explique par la prise en charge des mesures nouvelles portant d’une part sur l’intégration dans la nomenclature budgétaire de nouveaux services et la prise en compte de certaines dépenses de fonctionnement.

Dépenses de transferts : 28 101 006 000 GNF contre 26 655 564 000 GNF en 2022, soit une augmentation de 5,4%.

Dépenses d’investissement : Les prévisions des dépenses d’investissement pour l’exercice 2023 se chiffrent à la somme de 406 330 010 000 GNF contre 505 650 576 000 GNF en 2022 hors FINEX, soit une diminution de 19,6 %.

N’Famoussa Siby

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