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Les infrastructures routières, l’autre marque de la Transition

Parallèlement au processus devant conduire au retour à l’ordre constitutionnel, au terme de la période de 24 mois convenue avec la CEDEAO, les autorités de la Transition, dans le cadre de la refondation, ont ouvert de nombreux chantiers ayant trait au développement. C’est le cas en particulier des infrastructures routières dont les chantiers sont ouverts aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays. La relance des travaux de la route Coyah-Mamou-Dabola, les échangeurs de Kagbelen, Km36 et Bambéto ou encore le pont à péage de Tanènè sont au nombre de ces chantiers qui émergent du lot.

Coyah-Mamou-Dabola, accélérer pour abréger la souffrance des usagers

Quand, le 5 septembre 2021, le Groupement des Forces spéciales (GFS) s’est emparé du pouvoir en renversant le président Alpha Condé, les travaux sur la route Coyah-Mamou-Dabola étaient à l’arrêt, du fait de la saison des pluies notamment. Et bien sûr, le tronçon était d’une praticabilité des plus difficiles pour les usagers. Mais très vite, les nouvelles autorités ont ordonné la reprise des travaux, après avoir payé la contrepartie guinéenne qui s’élevait à 75 millions de dollars. Assortie d’une exigence d’accélération de la cadence des travaux, la mise à disposition de cette contrepartie s’était alors traduite par une réduction progressive du calvaire que les usagers rencontraient le long de ce tronçon reliant la région côtière – dont Conakry, la capitale – au reste du pays. La même diligence a été imprimée sur le tronçon Coyah-Farmoriah dont le rythme de progression demeurait également plutôt lent.

Trois échangeurs pour aérer la circulation à Conakry

Suivant la même dynamique, les travaux sur les échangeurs de Kagbelen et Km36 connaissent également un coup d’accélérateur en cette période de transition. Devant particulièrement aider à réduire l’engorgement de la circulation à Conakry et environs, la fin de ces deux chantiers est attendue avec impatience. Pour le cas de Kagbelen, la mise en service est programmée dans le sillage de la visite de 48 heures que le président rwandais effectue en Guinée, à partir de demain lundi. Ce qui est même une avance sur le délai initialement annoncé à la suite de la visite de terrain le premier ministre, Dr. Bernard Goumou, effectuait sur place le 8 février 2023, en compagnie du ministre des Travaux publics et des Infrastructures, El Hadj Gando Barry. Ce dernier, au terme de la visite, dressait en effet le bilan suivant : « le constat de manière générale est satisfaisant. Au niveau de l’échangeur de Kagbélen, les travaux sont à plus de 75%. Il est prévu qu’ils soient livrés avant la fin du premier semestre, précisément fin juin. Pour ce qui est du Km36, les travaux se poursuivent. Ils sont à plus de 30%, on a remarqué qu’il y a beaucoup d’emprises. Ce qui fait qu’il y a un peu de retard, mais par rapport au chronogramme pour l’échangeur du Km36, on est en avance. Le Premier Ministre a donné des instructions fermes pour que sur l’ensemble des projets, que les cadences soient accélérées pour que les travaux soient livrés dans les meilleurs délais ».

Un autre échangeur dont la réalisation confère de l’optimiste aux usagers de la circulation à Conakry, c’est celui de Bambéto. Lancée en avril 2022 pour un délai contractuel de 30 mois, l’infrastructure est composée d’un pont à 2×2 voies, un passage souterrain 2×1 voies, ainsi qu’un niveau intermédiaire (rond-point giratoire). Le projet comporte en outre la reconstruction en 2×2 voies de la Transversale N°2 reliant l’Aéroport international Ahmed Sékou Touré au Centre-émetteur de Kipé, longue de 5 km. Le projet est financé à hauteur de 26 240 000 dollars avec un prêt du Fonds koweitien.

Tanènè, un pont-expérience

Enfin, le 18 janvier 2023, le premier ministre a présidé la cérémonie de pose de la première pierre pour la construction du pont à péage de Tanènè (Dubréka). Un pont long de 126 mètres dont l’objectif est de réduire le calvaire des usagers lié en particulier aux quatre ponts métalliques dont la construction remonte à l’époque coloniale. Initiée par le Fonds d’entretien routier (FER), la construction de ce pont se singularise par le mode de financement innovant. En effet, c’est grâce à un prêt de 269 milliards GNF contracté auprès de la Société Générale qu’il sera construit. Le remboursement sur une période de 7 ans résultera des recettes générées par l’exploitation du pont. Très rigoureux quant au respect des délais contractuels des ouvrages, Dr. Bernard Goumou, profitant de la cérémonie de pose de la première pierre, promettait : « Le gouvernement, par ma voix, fera tout pour respecter ses engagements. Au groupement ‘’LEDUC-SOGEA SATOM’’, de tout mettre en œuvre pour nous livrer un travail de qualité, conformément au cahier des charges, et qu’il sache qu’aucun manquement ne sera toléré. Je veillerai personnellement au chronogramme de réalisation de cette infrastructure ». Ce à quoi Gérard Conté, le président de la société LEDUC répondait : « Nous sommes attachés à 3 objectifs : le respect du cahier des charges définies avec l’Etat et ses services, le respect du délai d’exécution et bien entendu la qualité de l’ouvrage ».

Ainsi donc, à la fin de l’année, ce pont pilote devrait être mis en service.

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