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Cifo Kètouré en prison : Michel Balamou fustige l’humiliation de l’enseignant

L’arrestation et le placement sous mandat de dépôt de l’enseignant Mamoudou Cifokè Touré, par ailleurs porte-parole des sinistrés de Kaloum, provoque colère et indignation, notamment au sein syndicat des enseignants. Au tribunal de première instance de Kaloum où se déroule le procès de celui-ci, Michel Pépé Balamou, lui-même enseignant et secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE) dénonce le mode d’arrestation du porte-parole des sinistrés de Kaloum.

S’appesantissant sur le mode d’arrestation de Mamoudou Cifo Kè Touré, le secrétaire général du SNE estime qu’on devrait déposer la convocation de ce dernier soit à la Direction Communale de l’Éducation ou à la direction de l’école où il enseigne, chez le chef de quartier ou dans sa famille. « Il faut que les gens apprennent à respecter la loi. Un enseignant, même si c’est dans un quartier, on ne doit pas l’humilier. Parce que celui qui porte la tenue (militaire, gendarme, policier) est passé par l’école.  Celui qui porte la tenue a eu des instructeurs militaires, policiers qui l’ont enseigné. C’est l’enseignant qui fait tous les cadres. Avant d’être en tenue militaire ou gendarme, on est passé d’abord à l’école, on a été enseigné par quelqu’un. Et donc nous, en tant que syndicat, déplorons cet état fait.  Et nous pensons qu’au regard du contexte délétère de l’organisation des examens nationaux qui commence le 10 juin, il est vraiment non professionnel de procéder à de telles arrestations. Nous nous demandons même si ceux qui l’ont fait sont pour la paix, sont pour le président et pour la Guinée », s’insurge Michel Pépé Balamou.

Il déplore même le fait qu’à ses yeux, les agents qui sont intervenus dans l’arrestation n’aient pas intégrer certains des cours sur les droits humains qui leur ont été enseignés. « On apprend à ces forces de défense et de sécurité des cours de droit international et humanitaire.  Même en temps de guerre, lorsque l’ennemi dépose les armes et met les mains en l’air, vous n’avez plus le droit de tirer sur lui à plus forte raison un civil non armé dans un milieu scolaire.  Cela dénote une fois de plus que notre pays a encore à faire », conclut-il.

Fodé Soumah 

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