Le 1er décembre dernier, ce qui devait pourtant être une fête du football et de réjouissance s’est finalement transformé en drame. Selon le gouvernement, la bousculade survenue lors de la finale du tournoi doté du trophée général Mamadi Doumbouya, président de la transition, a fait 56 morts et plusieurs blessés (un bilan provisoire qui n’a pas encore évolué depuis le 1er décembre). Les activistes des droits de l’homme de la région de N’zérékoré, eux, établissent un bilan plus lourd de plus de 130 morts, plusieurs blessés et une cinquantaine de disparus.
Suite à ce drame, les autorités de la transition ont annoncé la mise en place d’un comité de crise. Selon le Premier ministre Amadou Oury Bah qui s’est confié à RFI, ce comité de crise a déjà pris fonction et a rendu plusieurs décisions.
« Premièrement, de ne plus utiliser sauf accord formel le nom et l’image du président dans l’organisation de quelque activité sportive qu’elle soit. Deuxièmement, que toute manifestation, qu’elle soit festive ou autre, doit être dûment encadrée en prenant en compte les éléments sécuritaires. C’est quelque chose qui vient d’être arrêté tout à l’heure », précise-t-il.
Et le dernier point, souligne le chef du gouvernement, « la commission d’enquête que le ministère de la Justice a mise en place, totalement responsable et en toute indépendance pour mener les enquêtes et livrer à l’opinion nationale et internationale les éléments qui peuvent expliquer et situer les responsabilités de cette tragédie qui endeuille toute la Guinée aujourd’hui », a annoncé le Premier ministre.
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