Après son discours assorti de menaces lors de sa prise de fonction, le nouveau procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) veut-il passer aux actes ? En tout cas, Alphonse Charles Wright a émis des réquisitions aux fins d’interdiction de sortie du territoire à l’encontre de cent-onze (111) personnes aux statuts variés : DAF, Contrôleurs financiers, anciens Ministres, anciens DG, Personnes responsables des marchés publics dans les Ministères et Gérants de Sociétés, entre autres.
Dans ses réquisitions parcourues par la rédaction de Ledjely, le procureur annonce que les concernés sont poursuivis pour des faits présumés de détournement de deniers publics, enrichissement illicite, blanchiment d’argent, corruption d’agents publics, abus de biens sociaux, abus de confiance, faux et usage de faux, escroquerie et de complicité. A en croire le document, il a été porté à la connaissance du procureur que les mis en cause pourraient sortir du territoire national, dans le but de se soustraire des poursuites. Or, dit-il, « leur présence sur le territoire guinéen s’avère donc nécessaire pour les besoins des enquêtes en cours ».
Ci-dessous la copie des réquisitions




Si, au sein de l’opinion publique, une frange non négligeable semble saluer le retour de Charles Wright aux Affaires, soulignant notamment une singulière de sa part, d’autres, on en a d’autres qui interrogent cette façon de « jeter des responsables en pâture », alors que leur culpabilité n’est pas nécessairement établie. Ceux-là auraient préféré un audit mené dans la discrétion et la sérénité, pouvant permettre d’une part, de faire un premier écrémage et de l’autre, de réunir des éléments susceptibles de nourrir les dossiers des uns et des autres.
Balla Yombouno




