Sous le feu des critiques, la chanteuse guinéenne Yama Sega a fini par présenter des excuses publiques après la diffusion d’un direct controversé sur sa page Facebook, dans la nuit de mardi à mercredi. Au cours de cette intervention, l’artiste a tenu des propos jugés injurieux à l’encontre de la communicante du groupe GMD, Maya Kaba, et vice versa. Dans la même vidéo, elle indiquait être consommatrice de drogue.
Rapidement relayée et massivement partagée, la séquence vidéo a provoqué une vive indignation sur les réseaux sociaux, où internautes et observateurs ont dénoncé un dérapage verbal inacceptable. Face à la pression, l’artiste a tenté d’éteindre l’incendie en publiant un message solennel dans lequel elle reconnaît ses torts.
« Moi, artiste engagée et profondément attachée aux valeurs de respect, de dignité et de responsabilité, tiens à m’adresser solennellement au peuple de Guinée. À la suite d’un direct diffusé sur les réseaux sociaux, au cours duquel, emportée par une colère intense et une situation qui m’a profondément affectée, j’ai tenu des propos injurieux et regrettables, je reconnais pleinement mes torts », a-t-elle déclaré entre autres.
Dans cette déclaration, Yama Sega admet avoir été submergée par la colère, tout en reconnaissant la gravité de ses propos et leur portée.
« Ces paroles ne reflètent ni mon éducation, ni mes valeurs, encore moins l’image que je souhaite incarner en tant qu’artiste et femme. Je mesure aujourd’hui avec lucidité la portée de mes propos et les blessures qu’ils ont pu causer », a-t-elle poursuivi.
Tentant de calmer la tempête, la chanteuse a présenté ses excuses à plusieurs niveaux : au peuple guinéen, aux femmes potentiellement offensées, ainsi qu’à sa base de fans, les « Jaguois et Jaguoises ». Consciente des possibles suites judiciaires, l’artiste affirme se tenir à la disposition des autorités compétentes, réaffirmant son respect des institutions.
« Je reconnais que nul n’est au-dessus de la loi. Je me tiens entièrement à la disposition des autorités compétentes de la République de Guinée. Si une plainte devait être engagée, je m’engage à y répondre avec responsabilité et respect des institutions », a-t-elle souligné.
Depuis cette sortie, ils sont nombreux, les internautes guinéens et autres anonymes à se demander pourquoi les autorités judiciaires n’ont pas encore diligenté l’arrestation des deux artistes (Yama Sega et Maya) au vu de la gravité des propos et des injures ayant accompagné tout au long de leurs vidéos.
Aminata Camara




