Un violent incendie s’est déclaré dans la journée de ce samedi 2 mai à Enco 5. Sur son passage, il a ravagé sept baraquements servant d’habitations, occupés par des ressortissants sierra-léonais. Le sinistre, dont l’origine serait liée à un feu parti d’un caniveau à proximité, a entièrement détruit les logements ainsi que leur contenu.
Sur les lieux, les dégâts sont considérables. Rien n’a pu être sauvé. Toutefois, l’intervention des sapeurs-pompiers a permis de maîtriser l’incendie, évitant ainsi sa propagation à d’autres habitations.
Parmi les sinistrés, Aboubacar Soumah raconte avoir échappé de justesse au pire.
« J’étais couché dans ma chambre jusqu’aux environs de 12 h. Une dame est venue en courant pour me réveiller. Au moment où elle est arrivée, le feu avait déjà atteint mon matelas. Si ma porte était restée fermée, je ne m’en serais pas sorti. J’ai ouvert la porte et je suis sorti. On a appelé les gens, mais personne n’est venu », a-t-il expliqué.
Très affecté, il pointe du doigt les pratiques à l’origine du drame.
« Le feu est parti du caniveau situé à proximité de nos habitations. Les femmes du marché viennent y jeter des ordures, parfois encore en feu. Dès qu’il y a du vent, les flammes se propagent. Nous avons déjà éteint le feu deux fois. Et cette troisième fois a réduit tous nos efforts à néant », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, il affirme avoir tout perdu dans l’incendie.
« Nous n’avons rien pu sauver. Je ne suis sorti qu’avec les vêtements que je porte », dit-il.
Installés sur les lieux depuis plusieurs années, ces habitants se retrouvent désormais sans abri. « Cela fait trois ans que nous sommes là », précise-t-il.
Face à cette situation dramatique, les sinistrés lancent un appel pressant aux autorités : « Que les autorités nous viennent en aide, car nous avons absolument tout perdu. J’ai des dettes à payer, car je fais partie d’une tontine où chacun cotise un million. Vu que j’ai tout perdu, je ne sais plus comment honorer cet engagement ».
Balla Yombouno




