L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement classé, ce dimanche 17 mai, l’épidémie d’Ebola qui frappe l’Ouganda et la République démocratique du Congo comme une « urgence sanitaire publique de portée internationale ». Une décision qui traduit l’inquiétude grandissante autour de la propagation du virus en Afrique centrale, alors que le bilan humain continue de s’alourdir.
Dans l’est de la RDC, la situation devient de plus en plus préoccupante. Les services sanitaires congolais font état d’au moins 80 décès enregistrés ces derniers jours dans la province de l’Ituri. En parallèle, plusieurs centaines de personnes présentent des symptômes compatibles avec la maladie, tandis que quelques contaminations ont déjà été confirmées par les laboratoires.
Les experts redoutent désormais une circulation du virus au-delà des zones actuellement touchées. Malgré cette menace, les organisations sanitaires recommandent aux gouvernements de privilégier le renforcement des contrôles médicaux plutôt que des restrictions frontalières susceptibles de compliquer les opérations de secours et la prise en charge des malades.
Cette poussée épidémique présente une difficulté supplémentaire : la souche identifiée cette fois-ci ne dispose ni de vaccin validé ni de protocole thérapeutique spécifique. Une situation qui alimente les inquiétudes des spécialistes face à la rapidité de propagation observée sur le terrain.
Pays régulièrement confronté à Ebola depuis plusieurs décennies, la RDC fait une nouvelle fois face à un défi sanitaire majeur. Les autorités craignent notamment que le nombre réel de contaminations soit bien supérieur aux chiffres actuellement disponibles.
Maladie hautement dangereuse, Ebola provoque de fortes fièvres, des hémorragies et une détérioration rapide de l’état de santé des patients. La contamination survient généralement après un contact avec les liquides biologiques d’une personne infectée ou avec des objets souillés.
Alors que les systèmes sanitaires de plusieurs pays voisins se préparent à faire face à d’éventuels cas, cette résurgence remet en lumière la fragilité des dispositifs de riposte face aux maladies épidémiques sur le continent africain.
Ledjely.com




