Une nouvelle qui va faire chanter les cœurs au Sénégal. Les supporters sénégalais incarcérés au Maroc à la suite des incidents survenus en marge de la Coupe d’Afrique des Nations vont retrouver les leurs pour la fête de Tabaski. Le roi Mohamed VI vient en effet de leur accorder sa grâce royale, ce samedi, dans un geste fort salué des deux côtés de l’Atlantique.
C’est par un communiqué officiel du cabinet royal que la nouvelle a été rendue publique. « Vu les relations fraternelles séculaires qui lient le Royaume du Maroc et la République du Sénégal, et à l’occasion de l’avènement de Aïd Al Adha, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a bien voulu accorder, pour des considérations humaines, Sa Grâce Royale aux supporters sénégalais condamnés pour des infractions commises à l’occasion des compétitions de la Coupe d’Afrique des Nations », précise le texte.
Au-delà du geste humanitaire, le roi entend par cette décision magnifier la profondeur des liens d’amitié, de fraternité et de coopération qui unissent le Maroc et le Sénégal depuis des siècles. Le communiqué souligne que « cette Grâce illustre en outre la permanence des valeurs cardinales qui fondent l’identité marocaine, au premier rang desquelles la clémence, la bienveillance, la générosité et l’esprit de tolérance ».
La réaction du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye n’a pas tardé. Sur les réseaux sociaux, le chef de l’État a exprimé son soulagement et sa reconnaissance avec des mots choisis : « Nos compatriotes retenus au Maroc à la suite des incidents survenus en marge de la Coupe d’Afrique des Nations sont libres. Ils retrouveront bientôt les leurs, par la Grâce Royale que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a bien voulu leur accorder à l’occasion de l’Aïd el-Kébir. J’adresse à Sa Majesté mes remerciements les plus sincères pour cette décision empreinte de clémence et d’humanité. Le Sénégal et le Maroc cultivent une fraternité ancienne, que ce geste, une fois encore, vient honorer ».
Pour ces supporters qui ont vécu de longs mois loin des leurs, cette grâce royale arrive comme une délivrance doublement symbolique : celle de la liberté retrouvée, et celle de pouvoir partager avec leurs proches l’une des fêtes les plus sacrées de l’islam. Un dénouement heureux qui rappelle, si besoin en était, que la diplomatie peut aussi avoir le visage de la compassion.
N’Famoussa Siby




